La future égérie de Miu Miu prend décidément son - tout récent - statut d'icône de mode très au sérieux.
En effet, sous ses allures de working mummy, la jolie Katie n’hésite pas à faire descendre les tendances des podiums in the city. Elle est ainsi l’une des premières à étrenner les sublimes créations tartan D&G, un véritable plébiscite pour le port de la robe longue en hiver...
La robe longue d’hiver
Nous en avions rêvé, Katie Homes l’a fait... Lorsqu'en février dernier, certains défilés automne/hiver se sont émaillés de quelques superbes mousselines et soies longuissimes, bon nombre de modeuses se sont un instant imaginées en porter en plein mois de novembre. Cependant, si Zara et H&M en proposent quelques-unes à la vente, très peu d’entre elles ont franchi le pas. Il faut dire que ces toilettes - aussi féminines soient-elles - sont davantage associées aux soirées estivales qu’aux matinées glaciales, et que leur nature opulente n’est pas des plus adéquate lorsqu’il s’agit d'attraper le métro. Néanmoins, étant donné la magnificence du final D&G (qui ne cesse de faire fantasmer les addicts à la romance urbaine), on sentait qu'il ne manquait pas grand-chose pour que les barrières séparant la fashionista de la robe longue d’hiver s'effacent...
Ainsi, lorsque l’on aperçoit Katie Holmes avançant d’un pas assuré dans les rues de New York, les bras chargés de sa fille, le tout en mousseline oversize, on réalise qu’il suffit de vouloir pour pouvoir. En effet, si ce type de tenue nous inspire, si la fillette que nous étions réclame une robe de princesse et si tout ce qui est de tartan ou d'inspiration Balkan nous envoûte, il serait dommage de passer à côté d’une tendance qui ne sera pas forcément reconduite la saison prochaine.
Ceci dit, si la robe longue en hiver s’avère être une réelle possibilité fashion, on évite d’accentuer la difficulté de l'exercice en ressortant ses mousselines de l'été 2008 sous prétexte qu’elles possèdent la longueur réglementaire. En effet, pour que la robe longue s'inscrive harmonieusement dans le paysage enneigé des jours derniers, elle doit nécessairement afficher teintes et motifs chaleureux. On préfère donc les carreaux écossais et imprimés cachemire aux couleurs pastels et bouquets liberty. Quant au dress code, il s’avère être des plus simple : il s’agit de réchauffer la légèreté de la matière en lui associant des pièces warmy. Ainsi, si le long cardigan de Mrs Cruise-Holmes est parfait pour les après-midi d’automne, une fois l’hiver déclaré c’est en veste de peau lainée, duffle-coat fourré ou maxi lainage que l’on abordera les robes D&G, Gucci ou Dries Van Noten...
Par Coco dans Analyse des Tendances
Source : http://www.tendances-de-mode.com/
Le sarouel - Automne/hiver 2008-2009
Plus ou moins désirable en été (où l’on craint son penchant baba cool pachydermique, en dépit de son récent statut de must have), le sarouel d’hiver, revu et corrigé par Riccardo Tisci, gagne en casualité extra chic... Le sarouel À mi-chemin entre le costume à l’entrejambe abaissé et le pantalon cigarette, les créations Givenchy sont parvenues à séduire les jeunes femmes férues de mode, telles qu'Emmanuelle Alt (Vogue). Bien loin de l'esthétique baba, elles ont su leur conférer une urbanité évidente.
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Hors podium, le sarouel signé Tisci - qu’il soit en cuir souple ou en simple drap de coton - devient ainsi l’une des pièces phares d’un look faussement sage, empreint d’une élégance nonchalante et déjouant la morosité d’un ensemble classique. Celui-ci se porte en lieu et place du traditionnel slim noir ou du pantalon fuselé, qui sont d'ordinaire les corollaires du trio tee-shirt loose/petite veste ajustée/talons aiguilles qui fait fureur sur les lianes parisiennes. |
Par ailleurs, afin de gommer toute réminiscence pseudo-ethnique, on conjugue cette pièce néo hype avec une extrême sobriété, et on ne la porte qu’en version charbon. De plus, ayant été souvent trop près du point de non-retour fashion (pour cause de dress code non adapté), le sarouel d’hiver ne souffre plus que les souliers très haut perchés, qui seront d’ailleurs la seule fantaisie qu'on lui autorisera. Il s’agit ensuite de parvenir à mixer les genres afin de lui insuffler en filigrane une âme rock and roll, qui ne doit cependant pas être clairement évidente. On boude ainsi toute fioriture estampillée Pete Doherty : exit les sautoirs tête de mort, les foulards grunges et les wayfarers de soleil. On leur préfère le subtil charme d’un jersey de coton usé et la perfection d’une veste fleurant bon les ateliers de Savile Row. Autrement dit, on s'inspire de cette grande fille élancée à la mise ultra naturelle, qui parvient avec ce modèle Givenchy - tout sarouel soit-il - à avoir une allure divine, très faussement girl next door. Il faut dire que la belle n’est pas pour rien rédac'chef mode de Vogue Paris...
Par Coco dans Analyse des Tendances
Source : http://www.tendances-de-mode.com/