Le rafraîchissement des températures, voire le retour de la pluie, est les signes annonciateurs du changement de saison. Fini l’été, place à l’automne. Des changements qui s’accompagnent inévitablement du retour des affections de la sphère « nez-gorge-oreilles ».
Entre rhume, sinusite, angine… comment les reconnaître, les prévenir et les traiter pour éviter les complications. Tout savoir sur les maladies ORL avec Tendance.
Maux de tête, toux, écoulement nasal, frissons, fièvre… sont les petits maux de l’automne, auxquels il est bien difficile d’échapper. Parfois, il suffit d’un rien: un changement de température, un peu de fatigue, une mauvaise alimentation, une tenue vestimentaire mal adaptée ou une proximité avec les virus pour que ceux-ci s’invitent dans votre corps! Et vous voilà transformé en une pâle copie de vous-même: yeux vitreux, langue pâteuse, nez rouge…les symptômes ne trompent pas, d’autant que ces «maladies du froid» débutent dès le mois d’octobre et ne disparaissent qu’en mars.
J’ai un «rhube»…
Il s’agit certainement de la pathologie la plus courante. Bénigne, elle touche bon nombre de personnes et est due à un virus de la famille des rhinovirus qui se transmet par les gouttelettes de salive émises dans l’air lors d’une toux ou d’un éternuement. Une fois logé dans votre organisme, le virus se développe au niveau du nez, de la gorge ou dans l’arbre respiratoire. Fièvre, nez qui coule, fatigue, toux… le rhume se soigne par le repos et quelques médicaments disponibles en pharmacie. Toutefois, quelques précautions sont nécessaires pour éviter de contaminer votre entourage: lavezvous régulièrement les mains, utilisez des mouchoirs à usage unique, couvrez-vous la bouche lorsque vous éternuez.
La sinusite (ou rhinosinusite)
quant à elle, est un rhume qui dure anormalement. Lorsque le virus ou la bactérie pénètre dans les sinus, la muqueuse s’irrite, enfle et obstrue les sinus. De fait, le mucus n’est plus drainé normalement vers le nez et les microbes s’en donnent à coeur joie. La voix devient nasillarde, on ressent une pesanteur sous les orbites, on entend mal, le nez est obstinément bouché, la tête pèse une tonne… Maux de tête, fièvre et coups de fatigue complètent le tableau.
Fréquente, elle touche toute la population, adultes comme entale, maxillaire, sphénoïdale… Pas ou mal soignée, elle peut se propager vers les yeux et le cerveau et entraîner des complications graves ou évoluer vers la chronicité. Comme le rhume, il est possible de la prévenir par des mesures simples: se laver les mains régulièrement et se tenir loin des personnes enrhumées, adopter un mode de vie équilibré, éviter d’utiliser régulièrement des décongestionnants.
En finir avec la toux
Des quintes de toux à n’en plus finir, la voix enrouée et ce satané nez qui n’arrête pas de couler… la toux est due à une irritation des voies respiratoires et permet d’expulser les sécrétions ou corps étrangers encombrant l’appareil respiratoire. Plusieurs causes existent à cette manifestation: mauvaise déglutition, affections plus ou moins banales…
Elle peut se manifester de manière isolée, permanente ou par crises, être rauque en cas de laryngite, sifflante en cas de bronchite ou bien sèche ou grasse. Lorsque la toux s’éternise ou si d’autres signes apparaissent, il est recommandé de demander de l’aide à un médecin.

Quand l’angine vous prend à la gorge…
Vous avez la gorge irritée, des maux de tête, une déglutition difficile, des frissons… attention, l’angine vous guette et risque de vous clouer au lit! D’origine bactérienne (streptocoques ou staphylocoques) ou virale (virus du rhume, de la grippe ou du refroidissement), blanche ou rouge, l’angine est en fait une inflammation de la gorge.
Lorsque c’est le pharynx qui est complètement enflammé, on parle de pharyngite; si seules les amygdales sont touchées, on parle d’amygdalites. Mais pour faire simple, beaucoup de médecins les appellent tout simplement angine! Même si les complications sont rares, mieux vaut prévenir que guérir. Le médecin prescrira le traitement nécessaire en fonction du type d’angine.
A noter également que quelques plantes peuvent vous aider à adoucir le mal mais ne se substituent pas à une consultation médicale. Parmi elles, la camomille, le thym, la sauge, la réglisse… Enfin, il est conseillé de vous alimenter avec des mets liquides (soupes), de sucer des glaçons ou manger des glaces pour calmer la douleur et de boire beaucoup d’eau.

Ne faites pas la sourde oreille aux otites…
L’otite est une inflammation, parfois très douloureuse, des différents organes de l’oreille provoquée par une bactérie (pneumocoques, streptocoques, staphylocoques) ou un champignon microscopiques. Très fréquente chez les enfants en bas âge, on distingue en règle générale l’otite moyenne et l’otite externe. Cette dernière, également appelée otite du baigneur, est une inflammation du conduit auditif externe et de la peau qui la tapisse. L’otite moyenne, elle, concerne la partie qui se situe juste derrière le tympan.
Elle est bien souvent la conséquence d’un rhume et se déclenche à cause de l’obstruction de la trompe d’Eustache et l’accumulation de pus. Démangeaisons du conduit auditif, forte douleur et hyper sensibilité de celui-ci et du lobe de l’oreille, léger écoulement depuis l’oreille… sont les signes d’alerte. Pour vous soulager, appliquez une compresse chaude qui calmera la douleur et l’inflammation. Quoi qu’il en soit, une otite n’est pas à prendre à la légère et nécessite impérativement un diagnostic et un traitement médical.
Evitez également l’utilisation trop fréquente des cotons-tiges qui fragilisent le cérumen. Pour conclure, si l’ensemble de ces petits maux disparaît aussi vite qu’ils sont apparus, ils peuvent, s’ils sont mal soignés, s’installer durablement et se transformer en maladie chronique, voire beaucoup plus grave selon les personnes. C’est pourquoi on ne le répétera jamais assez: consultez votre médecin dès les premiers symptômes. Lui seul peut vous donner le traitement ad hoc.
Article élaboré avec le Dr Jalel Ben Youssef Médecin généraliste
Même si nous n’en sommes pas encore à un scénario catastrophe, la communauté médicale s’inquiète… Des souches d’entérobactéries dites NDM-1 -du nom de l’enzyme- touchant les poumons et l’appareil urinaire et extrêmement résistantes aux antibiotiques sont en train de se propager dans le monde. Après l’Inde et le Pakistan, c’est au tour de la Belgique, du Canada et de la Grande-Bretagne d’être touchés.
La France compterait également quelques cas, mais aucun chiffre officiel n’a encore été communiqué. Dans une étude parue il y a quelques jours, des chercheurs anglais, indiens, australiens et suédois tirent la sonnette d’alarme. La NDM-1 rend totalement inefficaces les antibiotiques les plus courants, de la famille des bêta-lactamines, utilisés dans le traitement des souches multi résistantes.
Selon les auteurs, il semblerait que l’on retrouve également ces bactéries en Afrique et en Australie. Compte tenu des flux touristiques, la bactérie pourrait continuer à se répandre rapidement dans le monde entier. A l’heure actuelle, on recense 200 cas dans le monde. Vigilance et surveillance sont donc de rigueur.
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