Mais qui se mesurera à des Cottagers tombeurs du tenant du titre au tour précédent : le Chakhtior Donetsk (2-1 à l'aller, 1-1 au retour).
Les Londoniens se sont donnés des ailes en sortant l'ogre ukrainien et réaliseraient un gros coup en battant les Bianconerri chez eux. Quant aux Transalpins, vainqueurs de l'Ajax (2-1 à l'aller et 0-0 au retour), ils devront produire une copie sérieuse et appliquée s'ils veulent battre une équipe de Fulham difficile à manoeuvrer.
Une équipe semblable à celle de l'AJ Auxerre, qui se base sur un jeu de contre ultra-efficace, une défense blitz et surtout de longs ballons pour leur attaquant Zamora, impressionnant de la tête. Tout comme les Icaunais, les Cottagers sont capables d'obtenir de très bons résultats face aux gros (3-0 face à Manchester United, 18e j. et 3-1 contre Liverpool lors de la 11e j.). Les hommes d'Alberto Zaccheroni devront donc se montrer prudents s'ils veulent l'emporter face aux Londoniens.
Mestalla ou la forteresse valencianne
L'autre affiche de ces huitièmes de finale opposera le FC Valence au Werder Brême. Les Espagnols ont montré quelques signes d'irrégularité ces derniers temps, en Championnat notamment (deux matches sans victoire), mais sont toujours accrochés à leur troisième place, synonyme de qualification pour le tour préliminaire de la prochaine Ligue des champions.
Au tour précédent, les hommes de Unai Emery avaient dû attendre la prolongation pour sortir le FC Bruges (3-0 a.p. au retour). Le club n'a perdu que deux fois dans son stade cette saison (2-3 contre le Real et 1-2 contre La Corogne). Le Werder (finaliste l'an dernier), décroché en Championnat (pourtant invaincu depuis cinq matches), en vue d'une place européenne, n'a plus que la Ligue Europa comme objectif en cette fin de saison et la Coupe d'Allemagne (demi-finale le 23 mars contre le FC Augsburg).
Enfin, le Panathinaïkos de Djibril Cissé (21 buts en 25 matches cette saison), double vainqueur de l'AS Roma en seizièmes, (3-2 à chaque fois), reçoit dans son antre du OAKA Spiros Louis le Standard de Liège, qui s'est qualifié dans la douleur aux dépens du Red Bull Salzbourg (3-2 à l'aller, 0-0 au retour).
Hambourg reçoit Anderlecht
Hambourg reçoit Anderlecht, jeudi, en 8e de finale aller de la Ligue Europa. Anderlecht a finalement facilement écarter l'Athletic Bilbao au tour précédent. Hambourg est cependant un adversaire d'un calibre encore supérieur. Du côté du HSV, on fait de l'Europa League un objectif important. D'autant que la finale est prévue... à Hambourg.
Ariël Jacobs dipose néanmoins d'un groupe au complet. Les Romelu Lukaku, Mbark Boussoufa et Lucas Biglia sont tous aptes au service en Allemagne. Les Anderlechtois devront avant tout museler Ruud Van Nistelrooy. Le défenseur Ondrej Mazuch se manque pas pour autant d'ambition. "Van Nistelrooy est un grand joueur. C'est peut-être le meilleur attaquant au monde. Mais je n'ai pas peur. Mais il faudra que je joue de manière très concentrée, sans quoi il en marquera certainement un", conclut le Tchèque.
Van Nistelrooy se montre quant à lui impressionné. "L'équipe d'Anderlecht attaque et défend en bloc. C'est le plus difficile à faire en football. Anderlecht est en forme depuis le début de la saison. C'est aussi un signe que nous devrons être vigilants".
L'OM, retour vers le futur
Vingt ans après la célèbre main de Vata, Marseille défie le Benfica, jeudi (21h05), en 8e de finale de la Ligue Europa. Vu la mission délicate qui les attend à Lisbonne, les coéquipiers de Lucho Gonzalez n'ont pas trop le temps de ruminer le passé.
Le temps semblait avoir fait son oeuvre. Mais le huitième de finale de Ligue Europa entre le Benfica et l'Olympique de Marseille, qui se jouera jeudi, à Lisbonne, a rouvert une plaie. A l'origine de cette blessure non cicatrisée, une main. Celle de Vata.
Vingt ans ont passé depuis cette demi-finale de Coupe d'Europe des clubs des champions, perdue par les Phocéens (0-1) dans des conditions largement ravivées par la presse portugaise et française depuis quelques jours. Si ce douloureux souvenir nourrit une once de revanche dans les rangs marseillais, la bande à Didier Deschamps devra l'occulter à l'heure de se rendre dans la capitale lusitanienne.
Dans son carnet de route, l'entraîneur de l'OM a sûrement noté que son adversaire du soir possède un palmarès long comme le bras. Son armoire à trophées est garnie de trente et un titres de champion du Portugal, de vingt-quatre Coupes nationales et même de deux Coupes d'Europe des clubs des champions, qui ont certes pris la poussière depuis 1961 et 1962.
Les équipes probables
Benfica : Quim - Maxi Pereira, Luisao, André Luiz, César Peixoto - Ramires, Javi Garcia, Aimar - Saviola, Cardozo, Di Maria.
Marseille : Kaboré ou Bonnart, Diawara, Mbia, Taiwo - Lucho, E. Cissé ou Kaboré, Be. Cheyrou - Valbuena ou Ben Arfa, Brandao, Niang (cap.).
Le Nord retient son souffle
Face à Liverpool ce jeudi (19h00) en huitièmes de finale aller de la Ligue Europa, Lille aura fort à faire. Décevants en Championnat en ce moment, les Reds semblent pourtant bons à prendre. Liverpool est un nom chargé d'émotion, de titres et de virtuoses du ballon rond. Le club de la Mersey a beau traverser une mauvaise passe cette saison, il n'en demeure pas moins grandiose.
Les 18 000 privilégiés ayant obtenu leur billet pour le 8e de finale aller de Ligue Europa devraient d'ailleurs vite s'en rendre compte ce jeudi soir. L'affiche fait en tout cas rêver dans le Nord. Et ce Lille-Liverpool, si important soit-il, s'annonce comme l'un des plus beaux duels de l'histoire du club, certainement derrière celui de Ligue des champions saison 2005-06, contre Manchester United (victoire 1-0 du LOSC).
Programme
Rubin Kazan jeudi 19h00 VfL Wolfsburg
Hambourg SV jeudi 19h00 Anderlecht
Atletico Madrid jeudi 19h00 Sporting Portugal
Lille jeudi 19h00 Liverpool FC
Benfica jeudi 21h05 Marseille
Valence CF jeudi 21h05 Werder Brême
Juventus Turin jeudi 21h05 Fulham
Panathinaïkos jeudi 21h05 Standard de Liège
NB : Les matches retour se joueront le 18/03.