C.Conf : Ce Brésil préfère gagner

C.Conf : Ce Brésil préfère gagner

Publié: le Dimanche 28 Juin 2009 à 09:45

Décevante, malgré la victoire, jeudi, en demi-finale de la Coupe des Confédérations face à l'Afrique du Sud (1-0), la Seleçao a relancé le débat sur la philosophie de jeu de son sélectionneur. Mais Dunga a prévenu : pas question de changer.


Il n'a fallu que 90 minutes, jeudi, à Johannesburg, pour que les superlatifs nés des corrections infligées aux Etats-Unis (3-0) et à l'Italie (3-0), au premier tour, ne s'écroulent.

Si séduisant face à la Squadra Azzurra, quatre jours avant, le Brésil a offert un piètre spectacle face à l'hôte de la compétition. Mais a gagné sa place en finale grâce un coup-franc libérateur de Daniel Alves à deux minutes de la fin de la rencontre. Mais le latéral barcelonais s'assiéra encore sur le banc, dimanche, lors des retrouvailles avec les Etats-Unis.

Des titulaires émoussés et maladroits, des médias qui lui tombent à nouveau dessus... Il en faut bien plus pour que Dunga cède, à moins d'un an du Mondial. « Il y a trois ans, on disait que nous n'irions pas loin, et nous avons une équipe très forte après trois années de travail, la meilleure équipe du monde, je pense », se justifie le sélectionneur brésilien.

Cet impensable milieu à trois...
Mais il en faut plus, bien plus pour satisfaire un peuple brésilien qui a beaucoup de mal à s'accommoder de la tactique mise en place par le capitaine des champions du monde 1994. Un milieu à trois pour le Brésil ? Impensable. Mais Dunga l'a fait, et ses soldats (Giberto Silva, Felipe Melo et Ramires) lui rendent la confiance qu'il leur accorde, contre vents et marées.

En tête de la zone AmSud pour les qualifications à la Coupe du monde 2010, en finale de la Coupe des Confédérations, le Brésil a en tout cas retrouvé la culture de la gagne après un Mondial 2006 dramatiquement conclu face aux Bleus (0-1 en quart de finale).

Dunga : « Mes joueurs comprennent ma philosophie »
Et à ceux qui accusent Dunga de mettre en péril la culture offensive de la Seleçao, le sélectionneur de la meilleure attaque de la Coupe des Confédérations (11 buts) répond sans sourciller : « Regardez combien de buts nous avons marqués ici, quelle équipe en a marqué autant ? Vous ne pouvez rien contre les chiffres. Mes joueurs comprennent ma philosophie. (...)

Au Brésil, on dit que quelques-uns doivent porter le piano pour les virtuoses. J'ai été joueur... Certains joueurs doivent se sacrifier. Quand le coach est en difficulté, il compte sur ceux-là aussi. Il y a les joueurs qui sont en première page, et ceux qui sont sur le terrain. » Dunga a depuis longtemps choisi son camp. Pour mettre fin au rêve américain, il ne changera pas de méthode.

Les Etats-Unis sans peur
Capitaine et défenseur des Etats-Unis, le Rennais Carlos Bocanegra a assuré que son équipe aborderait la finale de la Coupe des confédérations sans crainte face au Brésil, dimanche, malgré le souvenir tout frais d'une défaite cuisante au premier tour (0-3).

«Lors de cette première fois, nous étions un peu timide, a dit l'Américain à Johannesburg. Nous les avions trop respectés en jouant bas. Mais contre l'Egypte, on a changé tout ça en jouant avec beaucoup d'énergie dès le début du match. On a continué contre l'Espagne. On est allé les chercher pendant 90 minutes. Plutôt ça que chercher à gérer leur pression.»

12 défaites américaines en 14 matches
Le sélectionneur Bob Bradley affirme sans ambiguïté que les Etats-Unis visent la victoire, à la fois pour accroûtre leurs chances d'être protégés lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2010, et surtout pour ne pas passer à côté d'une occasion unique. «Nous avons eu quelques bonnes victoires dans notre histoire, mais nous n'avons jamais gagné de compétition qui compte. On a remporté la Gold Cup, ce qui nous vaut d'ailleurs d'être ici. Mais jouer une telle finale est l'ambition de chaque équipe. Nous voulons la gagner, ce serait incroyable pour nous.»

Dans l'histoire, les Etats-Unis n'ont jamais battu le Brésil en dehors du territoire américain. En quatorze matches entre les deux pays, le Brésil a gagné douze fois, la plus célèbre victoire étant le huitième de finale de Coupe du monde 1994 (0-1). Les USA ont dominé deux fois le Brésil dans leur histoire, 5-3 en 1959 à Chicago (Jeux panaméricains) et 1-0 en 1998 à Los Angeles (Gold Cup).

3e place : Xavi très incertain
Le milieu de terrain espagnol Xavi Hernandez est très incertain pour le match pour la troisième place de la Coupe des confédérations. Le vice-capitaine du FC Barcelone souffre depuis deux jours d'une réaction allergique d'origine inconnue et est resté au repos, samedi, sans prendre part au dernier entraînement de la sélection espagnole avant son match face à l'Afrique du Sud, dimanche.

Si le sélectionneur de la Roja, Vicente Del Bosque, devrait faire tourner son effectif, son collègue brésilien de la sélection sud-africaine, Joel Santana, pourrait aligner sa meilleure équipe possible pour ne pas terminer le tournoi sur une note négative. Les Bafana Bafana récupèrent leur milieu de terrain Macbeth Sibaya, suspendu pour la demie contre le Brésil (0-1) à la suite d'un troisième carton jaune en match de poule.

Les équipes probables
ESPAGNE : Reina - Sergio Ramos, Marchena, Albiol, Arbeloa - Busquets - Cazorla, Fabregas, Mata - Guiza, Llorente.
AFRIQUE DU SUD : Khune - Gaxa, Mokoena, Booth, Masilela - Mhlongo, Sibaya - Modise, Pienaar, Tshabalala - Parker.

Programme
Match pour la 3e place - dimanche 28 juin 2009
15h00 à Rustenburg ESPAGNE - AFRIQUE DU SUD

Finale - dimanche 28 juin 2009
20h30 à Johannesbourg ETATS-UNIS - BRESIL

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