Désigné ennemi public n°1 de nos artères, le cholestérol fait couler beaucoup d’encre et aujourd’hui, on a tous notre petite idée dessus. Mais connaît-on réellement son rôle dans notre organisme?
Pourquoi peut-il devenir dangereux? Entre le bon et le mauvais cholestérol, ce qu’il faut manger ou bannir de notre alimentation… comment s’y retrouver? Tendance fait le point.
Qui n’a jamais entendu parler du cholestérol? Découvert en 1758, le cholestérol est indispensable au bon fonctionnement de notre corps. En réalité, il s’agit d’une graisse, un lipide, qui protège les cellules en leur donnant souplesse et force. Il permet entre autres la synthèse de la vitamine D ou de la bile etentre également dans la composition de nombreuses hormones.Pour les deux tiers, le cholestérol est produit par notre foie, le tiers restant étant fourni par notre alimentation. Mais s’il est un élément vital pour notre corps, il peut tout aussi bien être le pire ennemi de nos artères. Insoluble dans le sang, le cholestérol utilise quatre types de protéines, appelées aussi lipoprotéines, pour circuler.
Parmi elles, les lipoprotéines à basse densité (LDL). Elles transportent le cholestérol du foie vers les autres organes.Cependant, un taux important conduit généralement au dépôt de cholestérol sur les parois des artères et à la formation de plaques de graisse ou athérosclérose avec une issue inévitable: l’obstruction progressive des artères. On parle alors de «mauvais» cholestérol. Selon l’artère atteinte, le mal est différent: angor ou infarctus du myocarde pour les coronaires, accident vasculaire cérébral (AVC) pour celles du cerveau, artérite oblitérant des membres inférieurs pour celles des jambes…
A l’inverse, les lipoprotéines à haute densité (HDL) déchargent les artères de l’excédent de cholestérol et le ramènent vers le foie où il est dégradé. C’est le bon cholestérol et il est donc préférable pour celui-ci d’obtenir des valeurs fortes car plus le taux sanguin de HDL-cholestérol est élevé, plus le risque d’athérosclérose est faible. Deux autres protéines entrent en jeu dans le transport du cholestérol: il s’agit des chylomicrons, qui assurent le transport des lipides de l’intestin vers les autres tissus, et des lipoprotéines à très basse densité.
Que faire en cas d’hypercholestérolémie?
Dans la mesure où aucun symptôme ne permet de déceler si on a ou non un taux de cholestérol élevé, il est nécessaire de réaliser une prise de sang à jeun. Dans un premier temps, on dosera le cholestérol total (bon + mauvais cholestérol).
D’une manière générale les valeurs acceptables sont inférieures à 2 g/l pour le cholestérol total, inférieures à 1,6 g/l pour le LDL-Cholestérol (mauvais cholestérol) et supérieures à 0,35 g/l pour le HDL-Cholestérol (bon cholestérol).
Toutefois, ces chiffres sont à modérer selon l’âge et les facteurs de risques cardiovasculaires du patient. Cep e n d a n t , lorsque les analyses révèlent une hypercholestérolémie, c’est-à-dire un taux excessif de cholestérol, inutile de paniquer.
En effet, ce n’est qu’après une évaluation sur le long terme et plusieurs examens positifs que l’on doit prendre conscience des risques, d’autant qu’il est tout à fait possible de faire baisser ce taux.
Comment?
En limitant les apports alimentaires de cholestérol pour essayer de retrouver un taux normal et en pratiquant une activité physique régulière. Côté alimentation, le cholestérol est présent en grande quantité dans les graisses animales telles que les oeufs (le jaune), le lait entier, les fromages gras, les viandes rouges, les abats… Il faut donc limiter leur consommation et privilégier les poissons, les huiles végétales polyinsaturées (celle de tournesol par exemple), les fruits et les légumes.
Méfiez-vous également des graisses cachées dans les chips, le chocolat… et évitez les produits qui contiennent le terme «matière grasse végétale hydrogénée». De son côté, l’activité physique permet d’augmenter la résistance du coeur, d’augmenter le bon cholestérol et de faire chuter le cholestérol total. Certains médecins recommandent la marche à pied et de ne pas se coucher sans avoir fait ses 5.000 pas quotidiens. Reste à se procurer un podomètre!
Les seniors les plus touchés…
Près de 30% de la population est atteinte d’hypercholestérolémie.
La faute à qui?
A certaines maladies rénales, thyroïdiennes, au diabète ou à un terrain génétique favorable, bien sûr, mais surtout à l’obésité, à la sédentarité, à une alimentation trop riche en graisses animales… Mais c’est principalement la population des séniors qui est la plus touchée; un risque augmenté par la prise de médicaments.
Aussi, la surveillance du taux de cholestérol chez les jeunes séniors est aujourd’hui une préoccupation essentielle.Pour conclure, inutile d’attendre un «accident sérieux» pour vous apercevoir que votre taux de cholestérol est élevé. Demandez dès maintenant à votre médecin ou à votre cardiologue un bilan de cholestérol pour évaluer vos risques. Et quoi qu’il en soit, adoptez une bonne hygiène de vie.
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Les enfants ne sont pas épargnés par le cholestérol, d’autant que depuis quelques années, l’augmentation de l’obésité infantile vient noircir le tableau. Comme chez l’adulte, une mauvaise alimentation et une trop grande sédentarité ont tendance à favoriser le surpoids et l’obésité.
Des excès qui sont bien souvent à l’origine de désordres lipidiques parmi lesquels des taux élevés de cholestérol.
C’est pourquoi la prévention cardiovasculaire doit commencer dès le plus jeune âge. Et c’est bien aux parents que revient le premier rôle. Ils doivent lutter contre le charme des friandises et des frites et apporter à leur enfant une bonne hygiène de vie.