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Avoir ou non de la tension, telle est la question

Avoir ou non de la tension, telle est la question

Face à un phénomène de fatigue, la tension est souvent mise en cause même par les professionnels de la santé. A tort ou à raison… Tendance vous dit ce que vous devez savoir sur l’hypotension.

La première erreur est de parler de tension ! Le terme exact est pression artérielle. Car entre nous soit dit, notre corps n’a pas grand-chose à voir avec une ampoule électrique pour qui le terme tension est effectivement adapté. Certes, à l’image d’une ampoule qui éclaire moins bien en cas de baisse de tension, notre pression artérielle peut baisser en cas de maladie mais la fatigue alors ressentie est davantage liée à la lutte contre la maladie plutôt qu’à une tension trop basse.

Ainsi, dans le cas d’une grippe, ce n’est pas la baisse de tension qui est responsable de la maladie mais bien l’inverse !

La seconde erreur est donc de croire ou de prétendre qu’une tension basse est responsable de nos petits et grands maux. Car avoir une tension basse est plutôt le reflet d’une bonne santé. Eh oui, c’est aussi un signe de longévité puisque les vaisseaux de notre corps et notre coeur s’usent moins vite.

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Le coeur agit comme une pompe sur le sang qui circule dans les veines et les artères, exerçant ainsi une pression sur les parois : c’est la pression artérielle. Quand celle-ci est trop élevée, les artères vieillissent plus vite et le coeur est contraint de faire davantage d’effort. On parle alors d’hypertension. Un jour où l’autre, cette usure invisible se manifeste et c’est la catastrophe ! A l’inverse, l’hypotension artérielle est caractérisée par une pression du sang anormalement faible. Celleci peut être permanente, transitoire, occasionnelle ou fréquente avec des causes multiples : problème neurologique, effet secondaire d’un médicament, déshydratation…

Ce n’est pas une maladie et ne doit donc pas inquiéter outre mesure. Contrairement à ce que l’on pense, de nombreuses personnes vivent avec une tension basse mais au même titre que le rythme cardiaque ou la température du corps, la pression artérielle doit être maintenue à un niveau relativement constant pour assurer le bon fonctionnement de l’organisme.

Qu'est ce que ces deux chiffres ?

La pression artérielle se compose de la pression systolique et de la pression diastolique. La première est donnée par le premier chiffre et correspond à la pression au moment où le coeur se contracte pour éjecter le sang dans les artères. La seconde correspond à la pression qui continue de s’exercer sur les artères entre chaque contraction où le coeur se remplit de nouveau de sang.

Ainsi, lorsqu’on parle d’une pression de 12/8 (ou de 120/80 si on l’exprime en millimètres de mercure, ou mmHg) 12 est la pression systolique et 8 la pression diastolique . Quand tout va bien, le premier ne dépasse pas 13.5 et le second 8.5. Pour autant, l’écart entre le deux n’est pas révélateur d’une souffrance. Ce qui compte, ce sont les chiffres isolés et le contexte et les risques associés (diabète, surpoids, tabagisme…) qui peuvent alerter le médecin sur des fluctuations d’écart. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces chiffres peuvent varier d’une personne à l’autre ainsi qu’au cours de la journée, augmentant même dans certains cas : stress, prise d’un café, tabac…

C’est la raison pour laquelle il faut au moins trois mesures anormales à plusieurs jours d’intervalle et à des horaires différents avant de poser un diagnostic d’hyper ou d’hypotension. D’une manière générale, on considère qu’une pression basse est un signe de bonne santé cardiovasculaire. Cependant, en-dessous d’une certaine limite, il faut commencer à s’inquiéter. En effet, une pression trop basse ne permet pas de propulser le sang dans tous les vaisseaux sanguins, ce qui peut avoir pour conséquence de ne pas oxygéner correctement certaines parties du corps et en particulier le cerveau.

Que se passe-t-il en cas d’hypotension ?

Le système nerveux régit de façon totalement autonome de multiples mécanismes qui contrôlent la pression sanguine. Normalement, les chutes de pression qui peuvent survenir par exemple lorsque l’on passe de la position assiste à celle debout sont corrigées par des réactions réflexes (augmentation du rythme cardiaque, rétrécissement des petits vaisseaux sanguins…).

Pour que ces réactions puissent avoir lieu, la baisse de pression doit d’abord avoir été détectée par des capteurs de pression sanguine appelés barorécepteurs. Il arrive que cette baisse de pression s’accompagne d’un étourdissement de quelques secondes voire d’un évanouissement. Ces symptômes apparaissent généralement après une levée trop brutale. Il n’y a pas d’âge pour présenter des symptômes d’hypotension de façon occasionnelle. Cependant, les personnes de plus de 65 ans sont celles qui en souffrent le plus souvent et chez près de 20% d’entre d’elles, le phénomène peut avoir plusieurs causes.

Les personnes alitées ainsi que les femmes enceintes y sont aussi plus sujettes. En fonction des causes et des symptômes, on retient principalement deux formes d’hypotension parmi les plus fréquentes :

• L’hypotension orthostatique ou posturale : un mot barbare pour désigner des symptômes qui surgissent après un lever trop rapide du lit, d’une chaise, d’une position accroupie ou penchée. Sous l’effet soudain de la gravité, la quantité de sang parvenant au cerveau diminue temporairement, entrainant des étourdissements, des troubles visuels, voire une chute. Fréquente chez les personnes âgées, l’hypotension orthostatique n’a rien à voir avec le fait d’être en hypo ou hypertension mais constitue une maladie à part entière. La plupart du temps, il s’agit tout de même de cas anodins mais si elle devient fréquente, il est conseillé d’en parler à votre médecin. Il peut s’agir d’un problème neurologique perturbant la régulation du système nerveux, d’une prise médicamenteuse ou bien d’une déshydratation.

• L’hypotension postprandiale se caractérise par une baisse importante de la tension artérielle dans les deux heures après le début du repas. Elle cause des étourdissements, des nausées, des évanouissements ou des chutes. Après chaque repas, le processus de la digestion entraîne un afflux de sang vers l’estomac et les intestins, ce qui peut entrainer une légère diminution de la pression artérielle. L’hypotension postprandiale est très fréquente en cas de diabète, d’insuffisance cardiaque ou rénale et touche principalement les personnes âgées. Enfin, contrairement à l’hyper tension, il n’existe pas de valeurs seuils qui permettent de définir l’hypotension. La majorité du temps, les périodes d’hypotension sont occasionnelles et ne nécessitent pas de consultation médicale. Cependant, si les baisses de tension deviennent trop fréquentes ou gênantes, mieux vaut consulter et expliquer tous vos symptômes à votre médecin qui pourra ainsi poser son diagnostic.

HYPOTENSION, qui est concerné ?

•  Les personnes âgées car avec l’âge, les parois des vaisseaux sanguins deviennent plus rigides.

• Les femmes enceintes: durant la grossesse, la pression sanguine a tendance à baisser même si le volume sanguin global augmente. Certains facteurs hormonaux entrainent un relâchement des muscles des parois artérielles et veineuses, conduisant de temps en temps à une hypotension passagère.

• Les personnes souffrant de problèmes cardiaques : de nombreux infarctus ou maladies du muscle cardiaque peuvent empêcher le coeur de propulser le sang à une pression suffisante. 

• Les personnes ayant des varices importantes, atteintes d’un diabète avec complications, celles souffrant de maladies qui touchent le système nerveux ou bien encore souffrent d’insuffisance de la glande surrénale.

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