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Bons dos bons abdos

Bons dos bons abdos

Les muscles de la paroi abdominale communément appelés «abdos» constituent la partie du corps à laquelle nous apportons beaucoup d’attention si nous voulons avoir le ventre plat. Mais savez-vous qu’en les travaillant vous faites aussi du bien à votre dos? Certaines personnes n’y accordent de l’importance que parce que ça leur permet de tonifier leur dos et de l’entretenir.


Ah le dos! Colonne vertébrale (c’est le moins qu’on puisse dire!) de notre corps. Il est très important d’entretenir et de protéger son dos, car les maux de dos sont handicapants, sources de déprime dans certains cas et peuvent, à long terme, devenir carrément paralysants. Il faut donc agir avant d’être trop mal en point pour pouvoir bouger. Mais avant cela, essayons d’abord de déterminer quelles sont les causes les plus fréquentes du mal de dos, pour mieux les éviter car selon l’adage, «prévenir vaut mieux que guérir»:

 
•Les mauvaises postures: nous les adoptons en travaillant, en conduisant, en marchant… Rares sont les personnes qui se tiennent bien, en tenant la tête droite en parfait alignement avec la colonne vertébrale, sans sortir le menton, épaules droites légèrement repoussées vers l'arrière et muscles relâchés. Essayez de faire attention, et pensez à vous corriger. Pensez surtout à choisir un bon mobilier: chaise, bureau…

• Une mauvaise condition physique: nous n’aurons de cesse de dire à quel point il est important d’avoir une activité physique régulière. Le sport (en salle, à la maison ou tout simplement en faisant de la marche à pied comme nous vous l’avons conseillé lors de notre dernier numéro) fait harmonieusement travailler notre corps, en le m u s c l a n t , pour lui permettre d’être en bonne santé et de garder la forme. En prenant soin de votre dos, et en évitant les causes que nous venons d’évoquer, vous aurez de meilleures chances de vous épargner les douleurs dorsales. Pour cela, vous devez également muscler votre sangle abdominale et faire en sorte que la colonne vertébrale ne soit plus la seule à porter le poids du corps. Il y a un certain nombre d’exercices qui vous le permettent, en voici quelques-uns:

- Couché sur le dos, jambes repliées, redressez-vous lentement en faisant glisser vos mains sur vos cuisses. Répétez ce mouvement une dizaine de fois ou plus, si vous le pouvez.

- Allongé sur le dos, genoux repliés, pieds à plat au sol, les mains en garde-à-vous, paumes au ciel, soulevez la tête et les épaules en dirigeant le regard vers un point fixe au plafond (que vous pouvez d’ailleurs matérialiser par un marqueur), et expirez quand les épaules ne touchent plus le sol.

- Allongé sur le dos, jambes fléchies sur la poitrine, les lombaires bien plaquées au sol, menton contre la poitrine, mains sur les tempes, relevez le buste sans àcoup puis revenez à la position initiale. A faire 5 fois de suite. N’oubliez pas d'expirer lorsque vous relevez le buste.

- Allongé sur le dos, jambes fléchies, les genoux sont à angle droit, les bras fléchis avec les mains en garde-à-vous. Relevez sans à-coup le buste en essayant de rapprocher le coude du genou opposé. Pensez à bien souffler lors de ce mouvement. Revenez à la position initiale. A faire 5 fois de suite.du genou opposé. Penser à bien souffler lors de ce mouvement. Revenir à la position initiale. À faire 5 fois de suite.

 

L’AVIS DU SPÉCIALISTE


 

 

Docteur, faut-il toujours consulter un médecin avant la pratique d’un sport, lorsque nous souffrons du dos?


La douleur est un signal d’alarme. Toute douleur du dos traduit un déséquilibre soit du mât central qu’est la colonne vertébrale, soit des cordes qui le stabilisent représentées par les muscles.

Il faut savoir que toutes les douleurs du bas du dos ne sont pas en rapport avec la colonne lombaire. En effet, les muscles stabilisateurs de cette colonne prennent appui sur le bassin et donc ces points d’ancrage peuvent être source d’un grand pourcentage des douleurs nommées à tort «lumbago». Il s’agit en fait de tendinites d’insertion dues à une hypersollicitation fonctionnelle de ces muscles. Si nous décidons de faire du sport alors que nous souffrons de douleurs lombaires basses, il faudra prendre conseil auprès d’un médecin, d’un kinésithérapeute ou d’un préparateur physique.

Quand devons-nous consulter?

Le médecin doit intervenir quand les douleurs entravent la vie normale. Ceci correspond aux douleurs qui bloquent le dos en situation aiguë ou bien quand la douleur lancine à chaque mouvement banal: se pencher, se relever d’un siège, bouger dans son lit la nuit. L’apparition d’une faiblesse musculaire ou de fourmillements constitue un motif sérieux et impératif pour la consultation. C’est aussi valable en cas d’apparition de douleur sciatique, laquelle part de la fesse pour se terminer à la cheville ou aux orteils car c’est le témoin d’une souffrance des racines du nerf sciatique.

Comment faire le distinguo entre le domaine de compétence du médecin et du kinésithérapeute dans ces cas-là?


La prise en charge des douleurs lombaires est une affaire d’équipe qui comprend le médecin, le kinésithérapeute et éventuellement le préparateur physique. La qualité et le rythme des exercices sont prescrits par le médecin et le kiné assure leur exécution avec le patient.

Pouvons-nous continuer à faire ces exercices pendant une crise?

Comme je l’ai dit, la crise est un signal d’alarme sérieux de souffrance d’un muscle ou d’un nerf. L’exercice physique est donc le déclencheur de ce type de douleur. Cependant, il est maintenant reconnu de ne plus céder au repos strict au lit sur plan dur. Il faudra composer avec cette crise et aider à la résoudre par la physiothérapie, les massages doux et la relaxation musculaire par des mouvements isométriques.

La thalasso, une solution pour tous les maux de dos?

Il n’y a malheureusement pas un remède pour tous les maux. Pour le sujet qui nous concerne, la thalassothérapie est un complément utile puisqu’il associe plusieurs techniques de physiothérapie dans des conditions particulières et avec des outils particuliers. Je considère que si on peut se permettre ce luxe, ce ne pourrait qu’être bénéfique.

Je terminerai par dire que pour endiguer le mal du siècle, il vaut mieux prévenir que guérir. Il faudra donc vaincre la sédentarité en abandonnant les fauteuils (dans la voiture, devant la télé ou les écrans d’ordinateur), faire un minimum d’activité sportive en prônant la marche et surtout, manger équilibré.

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