Lotfi Abdelli

Acteur dans la Sitcom Choufli Hall et héros du feuilleton Sayd Errim. Jeune homme, intrépide, dragueur de «gazelles », coureur de jupon, profiteur... business men. Imaginez un mécanicien de machine à coudre dans une usine de textile remplie de jeunes et de jolies filles… Feuilleton de 50 mn, qui sera diffusé sur Tunisie 21 à partir de la deuxième quinzaine du mois de Ramadan en début de soirée.
Bonjour Lotfi, le grand public pensait que la Sitcom “Choufli Hall” touchait à sa fin déjà l’année dernière, alors pourquoi une cinquième saison?

Il était question de changer les personnages et les acteurs, mais les réalisateurs ont préféré la continuité, c’est tellement devenu un phénomène social, et j’atteste que cela touche toutes les couches sociales. La Sitcom connaît un grand succés et le public en redemande, même le journal “Le Monde” a écrit dans ces colonnes, que les maghrébins à Paris étaient tous chez eux au moment de la diffusion de la Sitcom, c’est énorme ! Même en Algérie et en Lybie, elle est très appréciée.
Lotfi, allez-vous jouer cette année le même rôle du jeune garçon efféminé?
Evidemment, puis-je changer de rôle, maintenant ?
Je voulais dire, si le rôle prenais plus de place dans la Sitcom?
Oui, exactement, surtout la deuxième quinzaine.
N’avez-vous pas peur que ce rôle d’homme efféminé, vous colle à la peau?
Pas du tout! et pourquoi j’aurais peur. Vous savez j’adore endosser le rôle d’un personnage marginalisée, délaissé pour-compte ou des exclus. Les efféminés sont marginalisés en Tunisie. Car, notre société aime cacher ses maux et ses tabous, mais cela existe. On a une chance en Tunisie, et je crois que c’est le seul pays Arabe, qui permet de passer un rôle semblable au mien à la télévision et en plus à l’heure de grande écoute. Je ne m’identifie pas à mon rôle, même s’il y a une identification, c’est pour créer le bien et le mal en moi et c’est le rôle d’un acteur de changer, de jouer des rôles qui ne lui ressemble pas, au contraire, c’est de ça que s’amuse les acteurs. Un rôle comme celui que je joue me fait beaucoup rigoler, les gens s’amusent et rient énormément. Tu rapproches cette image de la réalité au téléspectateur, elle s’invite chez lui par le petit écran, il ne l’a refuse pas mais il tourne la tête, il l’a retarde et il reporte le débat. Grâce à ce rôle, le débat s’ouvre en communauté tout en rigolant.