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Mère après 40 ans : le vrai du faux

Publié le Mardi 03 Décembre 2013
Mère après 40 ans : le vrai du faux

Etudes, carrière, envie de voyager… différentes raisons font que de plus en plus de femmes choisissent d'avoir des enfants tardivement. Grossesse après 40 ans quels sont les vrais risques ?

Les femmes (et les hommes d'ailleurs) se marient de plus en plus tard. Les études, trouver un emploi stable, faire des plans de carrière, autant d'éléments qui font que beaucoup de femmes, rattrapées par leurs horloges biologiques, considèrent la perspective d'avoir un enfant au-delà de 40 ans.

Grossesse à plus de 40 ans : une question de fertilité et de suivi medical

Néanmoins, il est bon de savoir que la fertilité baisse avec l'âge est qu'une femme qui a la quarantaine n'a pas les même chances de tomber enceinte qu'à ses vingt ans. En effet, la probabilité d'avoir un enfant est de 25% par cycle à 25 ans, elle est de 12% à 35 ans et de 6% à 40 ans. Contrairement à l'homme qui continue à fabriquer des spermatozoïdes, la femme naît avec un stock qui est constitué lorsque le fœtus a 3 mois. A 40 ans, les ovocytes sont donc moins nombreux et n'échappent pas à l'épreuve du temps puisqu'eux aussi ont 40 ans. Puis, seuls 5 follicules sortent chaque mois chez une femme qui a la quarantaine contre 20 chez une femme plus jeune. Un seul arrivera à maturité.
D'ailleurs, beaucoup de femme de plus de 40% désirant avoir un enfant recourent aux techniques de procréation ce qui implique la nécessite d'un suivi régulier afin d'éviter les complications. Il est donc primordial de comprendre les risques autant d'échec que de complications pouvant mettre en danger la vie de la mère et celle de l'enfant.

Le risque de malformations

La hantise des femmes désirant avoir un enfant à la quarantaine est la trisomie 21. Ce risque est bien réel puisqu'il dépend, entre autres, de l'âge de la mère (à 38 ans, il est de 1,6%, alors qu'il atteint 4% à 42 ans). Cependant, le dépistage est automatiquement proposé en cas de risque et les parents ont la possibilité de décider de poursuivre ou d'interrompre la grossesse. La médecine n'a pas retrouvé de lien entre l'âge de la mère et d'autres malformations.
Notez que l'âge du père entre lui aussi en considération, mais à moindre degré, pour les risques de malformation chromosomique.

Les fausses couches

Les fausses couches sont malheureusement fréquentes lors des grossesses à plus de quarante ans. Le corps ayant détecté une malformation du fœtus peut décider d'interrompre la grossesse. En effet, Plus de 8 fausses couches sur 10 sont causées par une anomalie chromosomique.

Les prématurés

L'autre danger qui guète bébé est de naitre prématurément ou de naitre avec un poids trop faible. Là aussi les risques sont plus importants lors des grossesses à plus de 40 ans. A cet âge, la future mère présente des risques d'hypertension artérielle. Cette hypertension artérielle entraîne des risques pour l'enfant qui peu naitre avec un poids trop faible en plus du risque d'hématome rétro-placentaire qui peut provoquer la mort du bébé. La mère est elle aussi exposée aux accidents vasculaires cérébraux et aux embolies. Un bilan cardiologique est donc primordial avant toute grossesse au-delà de 40 ans.
Dans ce cas bébé bénéficiera de tous les soins nécessaires afin de pouvoir continuer à se développer ou à augmenter son poids. D'importants progrès permettent à bébé de bénéficier des soins dont il a besoin en néonatalogie. Placés en couveuse, les prématurés sont placés dans un milieu rassurant proche de celui du ventre de la mère.

Mettez toutes les chances de son côté.

En plus du tchek de la fertilité, quelques mesures permettent de mettre toutes les chances de son côté afin de « réussir » une grossesse à plus de 40 ans. Ainsi, il est fortement recommandé d'arrêter de fumer, de ne pas boire de l'alcool, de limiter au maximum la prise de médicaments. En outre, il est conseillé de perdre du poids en cas de surpoids et de pratiquer une activité sportive non contraignante. Le dernier conseil serait de se ménager durant la grossesse, de faire attention à l'alimentation.

Envisager l'échec

Il est primordial pour les femmes de quarante ans désirant avoir un enfant de prendre conscience de la possibilité d'un échec. Les tentatives de tomber enceinte peuvent s'avérer longues et psychologiquement dures à gérer. L'entourage, la famille, la belle famille doivent donc apporter leur soutien sans poser inlassablement la même question « alors, toujours rien ? ». Une femme qui essaye d'avoir un enfant n'a pas besoin d'être davantage stressée ! Dans certains cas, un suivi psychologique peut s'avérer nécessaire pour que le couple accepte qu'il lui est très difficile d'avoir un enfant et qu'il serait judicieux d'envisager d'autres alternatives.
Les statistiques démontrent que 35% des femmes de 40 ans désirant avoir un enfant n'y arrivent pas même avec l'aide de la science. Ce taux est de 13% à 38 ans et de 7% à 30 ans.
Commencez donc par un chek de la fertilité pour déterminer vos chances de tomber enceinte. D'ailleurs le mieux est de faire ce chek à 35% afin de prendre les mesures qui s'imposent et de commencer un traitement de fertilité si nécessaire. Les chances d'avoir un enfant à 40 ans sont en effet affectées si vous laissez faire dame nature et que vous ne vous vous souciez pas de votre fertilité quelques années auparavant.

Dans la pratique

Une femme de 40 ans désirant avoir un enfant devra passer par une gynécologue-obstétricien. La première chose à faire sera un bilan classique afin de vérifier les trompes de la femme, la réserve ovarienne ainsi que la qualité des spermatozoïdes de son conjoint.
Ensuite, le médecin peut procéder à une stimulation ovarienne dans le but d'obtenir 2 ou 3 follicules qui ovulent par cycle ce qui augmente les chances de tomber enceinte. La stimulation se fait avec des injections d'hormones qui peuvent provoquer de la rétention d'eau ou faire un peu grossir. Les rapports seront eux aussi programmés afin de mettre toutes les chances de votre côté. Ce n'est pas très romantique, mais il faut bien passer par là pour espérer avoir un enfant.
Si en plus de l'âge de la femme, les spermatozoïdes ont un petit problème, le médecin peut conseiller l'insémination. Cette technique consiste à sélectionner les meilleurs spermatozoïdes pour les placer directement dans l'utérus.
Puis, en cas d'échec, vient la fécondation in vitro. Cette technique consiste à prélever les ovocytes de la femme, le sperme de l'homme et de les mettre ensemble afin d'obtenir des embryons qui seront remis dans l'utérus de la femme. Sachez néanmoins que la fécondation in vitro n'est pas infaillible et que les chances de réussite sont de l'ordre de 15% pour les femmes de 40 ans contre 40% pour celle de 30 ans. Ces taux s'expliquent par le fait que la fécondation in vitro ne permet pas de résoudre le problème de qualité des ovocytes.
Un autre recours serait de faire appel à un don d'ovocytes. Il s'agit là aussi d'une fécondation in vitro des spermatozoïdes du conjoint avec les ovocytes de la donneuse. La femme désirant avoir un enfant mais ne pouvant le faire en dépit des traitements de fertilité, pourra toujours porter l'enfant.

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