Accueil » Maman » Conception

Fécondation In Vitro pour qui ? pourquoi ?

Par | Publié le Mercredi 03 Septembre 2014
Fécondation In Vitro pour qui ? pourquoi ?

Fécondation In Vitro, voilà un terme connu des couples désirant avoir un enfant et devant recourir à toutes les techniques possibles pour y parvenir.

Qu’est ce qu’une FIV ? Comment se déroule-t-elle étape par étape ? Quelles sont les chances de réussite et les risques de cette technique ? Tendance répond à vos questions…

Un an en moyenne après des tentatives d'avoir un enfant, un couple doit consulter un gynécologueobstétricien afin de déterminer les causes de se retard de grossesse, vérifier s’il s’agit éventuellement d’une infertilité passagère ou permanente et envisager les différentes possibilités qui s’offrent à lui pour avoir des enfants.

La fécondation in vitro est généralement envisagée lorsqu’il existe un obstacle au niveau des trompes utérines, lorsque les spermatozoïdes présentent une anomalie en nombre, en qualité ou en mobilité et lorsque les autres techniques de procréation médicalement assistée n’ont pas abouti.

Drôle d’endroit pour une rencontre !

En tant normal, pour qu’il y ait grossesse, il faut un nombre suffisant de spermatozoïdes mobiles et un ovocyte qui se rencontrent dans la trompe de Fallope de la femme. Il faut également que la trompe ne soufre d’aucune malformation et ne présente aucun obstacle pour que l’ovocyte fécondé puisse progresser vers la cavité utérine sous l’action des mouvements de la trompe.

Lorsque, en raison de l’une des causes précédemment citées, il n’est pas possible d’obtenir une grossesse « naturellement », la FIV fait son entrée. Cette technique consiste à réunir des spermatozoïdes et des ovocytes en laboratoire. C’est delà d’ailleurs que vient le terme « bébé éprouvette ». Après la fécondation de l’ovocyte par le spermatozoïde, l’oeuf commence à se diviser. Il s’agit ensuite de remettre les embryons dans la cavité uterine.

Contrairement aux idées reçues, l’infertilité n’est pas un problème exclusivement féminin. De ce fait, les couples désirant avoir un enfant doivent commencer une démarche ensemble pour que des tests concernant le nombre, la qualité et la mobilité des spermatozoïdes puissent être effectués. D’ailleurs, 20% des FIV réalisées sont en rapport avec l’infertilité masculine.

La fécondation in Vitro en étapes

Le recueil des ovocytes Pour commencer, la femme reçoit un traitement hormonal dans le but de déclencher l’ovulation. Il s’agit de faire développer plusieurs follicules ovariens puisque il est important de recueillir plusieurs ovocytes afin de maximiser les chances d’obtention d’embryons.

Lors de cette étape, des échographies sont nécessaires pour observer l’évolution des ovocytes. Il sera également nécessaire de faire des prélèvements sanguins afin de déterminer le dosage du traitement.

Une fois les follicules arrivés à maturation, une injection d’HCG est pratiquée.

L’étape suivante qui consiste à prélever les ovocytes se fait 36 heures après l’injection d’HCG. La ponction lombaire nécessite une hospitalisation de quelques heures et s’effectue en bloc opératoire sous anesthésie locale. Après sélection des follicules matures avec une échographie, le médecin introduit une fine aiguille par voie vaginale et les aspire. Tout de suite après la ponction, les follicules prélevés sont analysés par et les ovocytes qu’ils contiennent sont isolés. Le recueil des spermatozoïdes Ne manque plus alors que les spermatozoïdes qui sont prélevés le jour même au conjoint en laboratoire. Ces spermatozoïdes sont ensuite examinés et ceux qui présentent les meilleures chances d’obtenir une fécondation sont sélectionnés. Pour cette étape, le médecin peut éventuellement recommander une courte abstinence sexuelle. La fertilisation L’étape suivante de la FIV se déroule en laboratoire où les spermatozoïdes sont mis en contact avec l’ovocyte dans un milieu de culture qui reproduit l’environnement naturel dans lequel évolue l’oeuf. S’il y a eu fécondation, les oeufs ainsi obtenus commencent à se deviser au bout de 48 heures. Les embryons au stade de deux à quatre cellules sont alors utilisés pour le transfert in utéro. Il est également possible de maximiser les chances d’implantation en laissant les embryons poursuivre leur division quelques jours de plus en utilisant la culture prolongée.

Le transfert embryonnaire Dans tous les cas, un ou deux embryons sont transférés dans la cavité utérine. Le nombre d’embryons transférés ne doit pas excéder les deux afin d’éviter les grossesses multiples qui augmentent les risques d’accouchement prématuré. Le couple peut décider de congeler les autres embryons en vue d’une nouvelle tentative si celle-ci venait à échouer. Complètement indolore et s’effectue donc sans anesthésie. Les jours suivant cette opération, la femme suit un traitement hormonal associant de la progestérone et de l’HCG. Puis un test de grossesse est effectué le 15ème jour suivant le transfert pour vérifier si la grossesse se poursuit. Une échographie est réalisée deux semaines plus tard.

Fécondation assistée

La fécondation assistée ou Insémination Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïde est une technique consiste un introduire un seul spermatozoïde (préalablement sélectionné) directement dans l’ovocyte. Cette technique s’opère à l’aise d’une micropipette. Cette méthode permet d’obtenir des grossesses en dépit de la stérilité masculine sévère avec des spermatozoïdes qui ne sont pas assez mobiles.

FIV en chiffres

Il est primordial que le couple puisse connaitre les chances qu’il a d’obtenir une grossesse avec une FIV avant de se lancer dans cette expérience qui peut nécessiter plusieurs tentatives pouvant être fatigantes psychologiquement. Il est donc bon à savoir que les chances d’obtenir une grossesse après transfert sont de l’ordre de 20 à 25 %. Sachez ensuite que le quart de ces grossesses se solde par une fausse-couche. De ce fait, seuls 10 à 15% des embryons transférés aboutiront à une naissance.

Il est à noter que ces pourcentages sont obtenus toutes indications confondues. Il est donc important pour un couple désirant avoir des enfants de déterminer ses chances avec le médecin qui prendra en compte l’âge de la femme (en moyenne, les taux de réussite sont de 12% à 38 ans, 9% à 40 ans et 6% à 42 ans), l’état de ses ovocytes, l’état des spermatozoïdes du conjoint, etc. Ces indications vous permettront ensuite de décider de tenter la FIV ou d’envisager les autres possibilités qui s’offrent à eux. De même qu’il y a des risques que la FIV n’aboutisse pas à une grosse ou que la grossesse ne parvienne pas à terme, il existe des possibilités que cette technique aboutisse à une grossesse multiple. Ainsi, près de 25% des femmes ayant recours à une FIV donnent naissance à des jumeaux en dépit du fait que seuls un à deux embryons ne soient transférés à la cavité utérine à chaque FIV.

Causes des échecs Différentes causes peuvent faire qu’une FIV n’aboutisse pas à une grossesse qui parvient à terme. Les causes les plus fréquentes sont l’absence d'ovocyte lors de la ponction ovarienne ou une mauvaise qualité des ovocytes recueillis, l’absence de fécondation et l’arrêt de la division des cellules Délai entre deux tentatives En moyenne, un couple a un délai de 6 mois entre deux FIV et a donc deux chances par an de parvenir à obtenir une grossesse. En revanche, ce délai n’est pas le même pour tous les couples et alors qu’il peut passer à 2 mois, voire moins, pour les femmes ayant plus de 38 ans ; il est plus long pour les femmes jeunes.

Les risques liés à la FIV

Comme expliqué précédemment, près de 25% des grossesses obtenues après une FIV se soldent par une fausse-couche (pourcentage toutes indications confondues). Contrairement aux idées reçues, ce pourcentage n’est pas sensiblement supérieur à celui de faussecouche lors d’une grossesse « naturelle ». En revanche, les grossesses multiples (qui sont plus fréquentes après une FIV) augmentent le taux de fausse-couche. En outre, des études ont démontré que le taux d'accouchements prématurés et de césariennes était plus élevé lors de grossesses résultant d'une FIV. Là aussi, ce pourcentage est lié aux grossesses multiples. Puis, certaines études avancent que les enfants issus d’une ICSI (micro-injection) ont plus de risques d’être atteints d’anomalies congénitales.

Posez toutes les questions qui vous passent par la tête !

Vous n’êtes pas spécialiste en la matière et personne n’attend de vous que vous soyez au courant des moindres petits détails concernant la FIV ! N’hésitez donc pas à poser toutes les questions qui peuvent vous traverser l’esprit et aux quelles votre médecin vous répondra. Dans tous les cas, le médecin vous détaillera la technique, ses différentes étapes, les chances de succès et les possibilités d'échecs…

Services
© Impressive web France 2013 - Tous droits réservés                                                                                                                               Accueil | condition générales | Plan de site | Newsletter | Contact | RSS
Tendancemag.com | Copyright © Impressive web France 2013

Devenez fan de Tendancemag.com sur