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Comment faire face à un enfant capricieux

Par | Publié le Lundi 17 Novembre 2014
Comment faire face à un enfant capricieux

Hurlements, pleurs, désobéissance, provocations… Face aux caprices de leur enfant, les parents hésitent souvent entre argumenter, négocier ou sanctionner.

Pourquoi les parents ne s'opposent-ils pas au comportement de leur enfant alors que, de toute évidence, ils ne l'approuvent pas? Vue de l'extérieur, l'autorité paraît facile à mettre en place, mais pour certains parents, elle reste difficile à évaluer. Angoissés à l'idée de ne pas rendre leur enfant heureux, les parents oublient trop souvent que c'est à eux d'imposer leurs propres règles.

La prise de pouvoir

«Aimer son enfant, c'est tout lui permettre!» Grosse erreur, car si la patience et la tolérance sont de mise lorsqu'il s'agit de bien élever son enfant, un comportement trop libéral aura l'effet inverse. Sans règles bien définies, l'enfant se croit tout permis et ne respectera rien ni personne, à commencer par ses parents. Habitué dès son plus jeune âge à recevoir sans jamais donner en retour, l'enfant capricieux aura toutes les chances de devenir un adolescent paresseux et égoïste. Et comme les défauts ne s'améliorent pas avec l'âge, il y a fort à parier que son comportement d'enfant gâté le desservira dans sa vie d'adulte: peu habitué à l'effort et au respect en étant enfant, il aura du mal une fois adulte à trouver un travail ou à le garder, son égoïsme menacera l'équilibre de sa vie de couple, ses rapports aux autres seront faussés par son manque de compréhension, etc. Que faire alors? Pris entre leurs obligations professionnelles et familiales, les parents ne savent plus quelle attitude adopter. Craignant de faire souffrir leur progéniture en adoptant une attitude trop autoritaire, ils mettent en scène un système d'éducation basé sur le «tout est permis». Or, pour bien grandir et se construire dans le respect de l'autre, un enfant a besoin d'être dirigé, si besoin à coups de refus et d'interdictions!

Mon enfant est capricieux: que faire?

Si l'affection et la confiance en soi favorisent le développement intellectuel et émotionnel de l'enfant, cela ne signifie pas qu'il faille dire oui tout le temps. Sans repères stables, l'enfant établit ses propres règles. Habitué à faire la loi à la maison, il rejette toute forme d'autorité et ne tolère aucun refus. A la maison, cela se traduit par des parents qui finissent le plus souvent par céder. Usés par le comportement tyrannique de leur enfant, ils espèrent ainsi mettre un terme à ses caprices. Ce qui est tout à fait illusoire, car dès qu'un caprice est satisfait, un autre surgit et ainsi de suite. A l'école, où l'enfant se heurte à l'autorité de l'instituteur, son comportement oscille entre mauvaise volonté et refus de participer aux activités scolaires. Conséquence: les parents qui font régulièrement les frais de reproches se sentent encore plus démunis face à l'attitude de leur enfant. Pour apprendre à votre enfant à bien se comporter en public et en famille, vous devez choisir les limites à ne pas franchir et vous y tenir quoiqu'il vous en coûte! Côté limites, vous devez aussi fixer les vôtres afin de lui montrer le bon exemple. Pour être sûr de bien lui faire comprendre que ce n'est pas bien de faire des caprices, lui dire non ne suffit pas. De fait, lorsque vous lui refusez quelque chose, vous devez lui expliquer avec vos propres mots les raisons qui vous poussent à le faire. De cette façon, il comprendra mieux ce qui a motivé votre décision. Evitez de vous emporter pour un rien devant lui. S'il vous juge capricieux, comment pourra-t-il comprendre ce qu'il y a de mal à l'être lui-même? Même s'il vous pousse à bout, ne lui hurlez pas dessus. En lui parlant d'une voix calme et ferme, vous aurez plus de chances d'être entendu, compris et obéi. Ces quelques pistes n'ont pas la prétention de répondre à toutes vos interrogations, mais de vous aider à trouver vos propres repères afin que votre enfant bénéficie de la meilleure éducation possible.

La politesse et le respect comme règles de base

Face aux caprices de leur enfant, certains parents angoissent et se posent mille et une questions: «Mon enfant est mal élevé», «Je ne suis pas à la hauteur comme parent», «Si je cède, il va me faire vivre un véritable calvaire», etc. Lorsque les caprices s'accompagnent de regards désapprobateurs et de remarques des proches, ami(e)s, voisins, la honte et la gêne s'ajoutent au découragement ambiant. Même si la tentation est forte, pas question de baisser les bras. Le moment est venu d'inculquer la politesse à votre enfant. Le simple fait de lui expliquer l'importance de dire «bonjour», «au revoir», «s'il vous plaît», «merci», de le blâmer voire de le punir lorsqu'il s'est mal comporté, est essentiel à son développement. Le respect de ces règles au quotidien doit lui faire comprendre qu'il n'est pas seul au monde. En société, il se sentira moins frustré et moins en colère en constatant que les besoins des autres passent souvent avant les siens. A la maison, apprenez-lui à être ordonné en commençant par sa chambre: dès 4 ans, il doit être capable de ranger ses jouets, de ne pas laisser traîner ses affaires par terre, etc. En grandissant, il sera plus enclin à vous aider dans vos tâches ménagères. Renforcez sa confiance en lui en le rendant plus autonome. Pour cela, évitez de tout faire à sa place: laissez-le lacer ses chaussures, mettre sa veste, porter son cartable, etc. Si vous avez du mal à ne plus le couver (peut-être par peur de le voir grandir trop vite!), dites-vous que c'est un service que vous lui rendez et que plus tard, il vous en sera reconnaissant. A table, apprenez-lui à manger de tout dès son plus jeune âge. Initié très tôt aux différentes saveurs, il en gardera l'habitude et pourra bénéficier tout au long de sa vie des bienfaits d'une alimentation riche, variée et équilibrée. De la sorte, vous vous épargnerez les refus à répétition chaque fois que vous lui présenterez une assiette de légumes, de poisson, de viande, de coquillages… que la plupart des enfants de 4/5 ans ne veulent pas manger. Le goûter doit être le seul moment où il peut grignoter entre les repas. Mais là encore, vous devrez être vigilant sur le choix des aliments et des boissons.

Avis de la psy Cécile Chane

L'intégration des règles et l'acceptation des limites sont des étapes fondamentales du développement psychoaffectif de l'enfant. Si au début de la vie, il n'y a aucune limite, c'est en grandissant que l'enfant devra renoncer à cette «omnipotence» première qui lui a fait croire qu'il suffisait de manifester son désir (par des pleurs) pour recevoir, de manière quasi magique, tout ce dont il avait besoin. L'autonomie motrice lui permet d'explorer un espace auquel il n'avait pas accès jusque-là et tout un tas de nouveaux objets deviennent source d'intérêt pour lui! C'est là que l'interdiction apparaît et pour l'enfant, c'est une grande déconvenue! Il ne va pas accepter facilement de lâcher prise. Avec force et détermination, il va s'opposer à ces nouvelles prérogatives et il faudra aux parents patience, ténacité et argumentations afin de l'amener à entendre, puis à accepter ce qui est permis et ce qui est interdit. Il faut bien sûr trouver la bonne mesure dans l'instauration des limites. Il y a des priorités: le respect de l'autre, de soi, la prévention des dangers, les règles de vie, de politesse… Concernant ces règles essentielles, il ne peut y avoir négociation et l'adulte ne doit pas déroger à sa parole, car sa fiabilité est en cause, et elle est extrêmement importante pour l'enfant. En effet, un adulte fiable, qui garde sa ligne de conduite même si l'enfant s'oppose, sera un adulte à qui l'enfant donnera sa confiance et qui deviendra, par là même, un repère sécurisant pour lui. Se pose alors la question de la sanction face au refus de l'enfant. Une punition doit être symbolique et signifier à l'enfant que son comportement n'est pas toléré. Un moment d'isolement accompagné de paroles qui posent les règles suffit. Il est important de reconnaître à l'enfant le droit d'être en colère, mais il doit apprendre à la contenir, car de toute façon, la règle qui a été posée ne changera pas. Je voudrais, pour finir, insister sur la nécessité de la cohésion qui doit exister entre les deux parents concernant les limites. Si les règles ne sont pas les mêmes de part et d'autre, l'enfant va pousser des deux côtés car il a besoin d'être rassuré. Un enfant qui accepte les limites est un enfant sécurisé, qui peut commencer à investir les apprentissages, qui va avancer dans l'accession à l'autonomie et dans la sociabilité… Bref, continuer à apprendre à grandir!

Mots clés :| Enfant capricieux |
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