De taille moyenne, rond et bosselé, de couleur beige et terminé en pointe… le pois chiche est la touche orientale des plats. Cette petite graine parfumée, cousine du petit pois, excellente pour la santé et il serait vraiment dommage de s’en priver.
Le pois chiche appartient à la grande famille des légumineuses qui, comme son nom ne l’indique pas, n’a absolument rien à voir avec les légumes mais désigne les graines de certaines plantes.
Le pois chiche pousse dans un buisson pouvant atteindre un mètre de haut et se trouve à l’intérieur de gousses d’environ 2 centimètres en groupe de deux, trois ou quatre.
Lors de sa récolte, le pois chiche est vert et peut parfois être dégusté à ce moment car il ajoute une saveur citronnée aux plats mais sa couleur brun clair est typique et due au climat chaud et sec nécessaire à sa culture.
Comme toutes les légumineuses, le pois chiche est souvent asséché. Un peu d’eau suffit à créer un repas complet et nutritif. Des propriétés qui lui ont donné une image vulgaire et populaire, faisant du pois chiche un aliment convenable pour les paysans et les soldats mais rarement pour les nobles.
Il constituera durant près de deux siècles l’un des aliments de base dans la nourriture des populations indiennes. En Europe, c’est vers la fin du XIXe siècle qu’il perdra un peu sa cote dans les assiettes avant de refaire doucement surface avec l’arrivée des émigrés d’Afrique du Nord.
La légumineuse des régimes anticholestérol
Le pois chiche est une excellente source de protéines, fibres et glucides. C’est même le recordman en glucides et en protéines végétales.
Voilà pourquoi on l’associe très souvent à une céréale afin d’assurer la complémentarité nutritionnelle idéale.
Dans les régimes alimentaires végétariens, cette légumineuse est extrêmement nutritive. Riche en protéines végétales, minéraux et nutriments (tels que le manganèse, le cuivre ou encore le folate), il est en revanche pauvre en matière grasse et dépourvu de cholestérol.
Sa forte teneur en fibres et en amidons résistants est également bénéfique pour la santé intestinale.
Traditionnellement torréfié, il était utilisé pour prévenir l’impuissance sexuelle des hommes. Cuit, il stoppe les diarrhées tandis qu’en poudre, il permet de soigner les plaies et d’éviter les infections.
Aujourd’hui, il est aussi utilisé en phytothérapie pour ses nombreuses propriétés: énergétique, diurétique, antiseptique urinaire et vermifuge.
Mais le pois chiche a encore plus d’un tour dans son sac. Ainsi, différentes études ont démontré qu’une consommation régulière de légumineuses et de pois chiches à des effets bénéfiques:
• Sur le contrôle du diabète: le pois chiche amène une réponse glycémique plus faible que celle amenée par les autres aliments à base de blé par exemple, ce qui en fait un aliment avantageux pour les personnes qui souffrent de cette maladie
• La diminution du risque de maladie cardiovasculaire grâce à une diminution des concentrations sanguines de cholestérol total et LDL appelé aussi «mauvais cholestérol ».
De plus, la consommation de pois chiches entraînerait également une augmentation du nombre de bifidobactéries (les bactéries bénéfiques du gros intestin), ce qui aiderait à la protection contre le cancer colorectal.
Cet effet s’explique par la présence d’amidon résistant à la digestion et qui permet ainsi aux bactéries de se développer.
Enfin, comme toutes les légumineuses, le pois chiche constitue une source élevée de fibres: bouilli, il en contient 4 g par portion de 125 ml. De plus, il renferme principalement des fibres insolubles auxquelles on attribue la capacité de prévenir la constipation.
Un pois parfumé et doux
De toutes les légumineuses, le pois chiche est celui qui se prête certainement le plus à une multitude de plats dont les plus populaires sont d’origine arabe: houmous, couscous, tahini, falafel… Frais, grillé, bouilli ou encore sec, on le retrouve sous toutes ces formes dans les assiettes.
Ainsi, cru et broyé, on l’utilise pour faire du pain ou dans des soupes par exemple ; bouilli, il s’agrémente bien avec une poêlée de légumes du Sud. Il possède une merveilleuse qualité qui est de ne pas perdre sa forme lors de la cuisson.
C’est pour cela d’ailleurs qu’on le mange autant en salade qu’en couscous ou en taboulé par exemple.
Les pois chiches se vendent généralement secs. Il est nécessaire de les faire tremper au minimum 12 heures avant de pouvoir les utiliser. Attention, le pois chiche n’aime pas être plongé dans l’eau bouillante ni dans l’eau glacée. Le bon réflexe? Commencer sa cuisson à l’eau tiède en mettant un peu d’eau à bouillir complétée par de l’eau froide! Il est également recommandé de jeter l’eau de trempage, ce qui atténuera les gaz intestinaux causés par le pois chiche ; bien les rincer contribue également à diminuer ces désagréments. La cuisson prend environ deux heures. Enfin, sachez qu’un pois chiche trop vieux a tendance à durcir avec le temps.