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Comprendre l'hypocondrie pour mieux la vaincre!

Publié le Lundi 18 Novembre 2013
Comprendre l'hypocondrie pour mieux la vaincre!

Vous vous inquiétez sans cesse pour votre santé? Vous vous plaignez tout le temps d'être malade? Et si vos symptômes étaient tout simplement ceux d'une hypocondrie?

Chez une personne hypocondriaque toutes les informations relatives à la maladie sont tout de suite perçues et enregistrées comme l'indice que quelque chose ne va pas chez elle. D'après les psychologues ce sentiment de vulnérabilité et d'insécurité à l'égard de son corps trouverait, son origine avec le manque d'estime et de confiance en soi!

L'hypocondrie en quelques mots

Lorsqu'une une douleur survient, qu'elle persiste et s'intensifie dans le temps, il est tout à fait normal de s'en inquiéter et de consulter un médecin. Dès l'instant où le diagnostic ne révèle rien de sérieux, la peur disparaît d'elle-même et la vie reprend son cours normal. Chez une personne hypocondriaque, la situation est très différente. A partir du moment où elle se croit malade, elle va développer une inquiétude obsessionnelle et injustifiée pour sa santé, ce qui va se traduire par de fréquentes visites chez le médecin, par d'incessantes demandes d'ordonnances et d'analyses médicales. Qu'importe les propos rassurants des médecins et des spécialistes. La peur de la maladie est si profondément ancrée en elle, qu'elle demeure convaincue d'être atteinte d'une affection grave. Persuadée que l'erreur vient du laboratoire, elle va poursuivre ses investigations en consultant un autre spécialiste, et si celui-ci ne trouve rien d'alarmant, elle s'en remettra à un autre avis, jusqu'à ce que la preuve de son mauvais état de santé lui soit formellement confirmée. Cette conviction d'être menacée en permanence par un mal réel accentue l'angoisse de l'hypocondriaque à l'égard de son corps: «Les médecins m'assurent que je suis en pleine forme, mais je sais moi qu'ils se trompent, car je connais mon corps mieux qu'eux!»

Les craintes de la personne hypocondriaque peuvent aussi être liées à des maladies fortement médiatisées comme le sida ou le cancer: «Depuis que j'ai lu un article sur le cancer du cerveau, j'ai peur d'avoir une tumeur. La pensée de faire partie des statistiques m'angoisse tellement que ça m'empêche de travailler. Je n'arrive même plus à profiter des bons moments passés en famille!» Si au début certains membres de la famille se complaisent dans le rôle d'infirmiers compatissants, au fil du temps, la distance et la colère finissent par s'installer. Il va s'en dire qu'une telle volte-face renforce le sentiment de solitude et de rejet de l'hypocondriaque.

Les causes cachées de l'hypocondrie

Selon les psychiatres, l'hypocondrie trouve son origine dans des événements liés au passé de la personne qui en souffre. Ainsi, la proximité de parents hyper protecteurs ou exerçants une activité dans un milieu hospitalier, pourrait être un facteur déclenchant: «Quand j'étais enfant, ma mère paniquait au moindre rhume. Je passais tout mon temps chez le médecin!» Le sentiment de vulnérabilité éprouvé depuis la plus tendre enfance génère des mécanismes de défense, dont la mise en place dépend du degré de l'hypocondrie: lorsqu'elle sert à masquer un profond sentiment d'impuissance qui s'est déclarée à la suite d'un choc psychologique, l'hypocondriaque pourra choisir de gérer son stress en adoptant une hygiène de vie très stricte (pas de cigarette, pas d'alcool, des aliments Bio, une activité physique régulière,…)

Par contre, quand la peur de la maladie est liée à des angoisses qui n'ont pas d'objet réel, lorsqu'elle devient trop envahissante et qu'elle se manifeste par des signes physiques inquiétants (tachycardie, vertiges, sueurs, nausées, etc.), l'hypocondriaque aura tendance à consulter en permanence ou à s'auto médicaliser à outrance, au risque d'exposer son organisme à des effets secondaires plus ou moins graves. Loin d'être futile, cette façon de désigner son corps comme siège de ses problèmes constitue à un appel à l'aide ; une manière de signifier à autrui son besoin d'attention, d'affection et d'écoute: «Depuis la mort de ma tante suite à un cancer du sein, je cumule les mammographie. Si ma tante en est morte, je peux aussi en mourir!» Si la maladie de l'hypocondriaque est d'origine psychologique et non physique, sa souffrance n'en est pas moins réelle. Pour l'aider et le soutenir, les thérapeutes conseillent aux proches de ne pas l'interroger sur les symptômes de sa supposée maladie. De telles questions déclencheraient un flot d'explications qui ne feraient qu'accentuer ses craintes de la maladie. En s'appuyant sur l'histoire personnelle du patient hypocondriaque, les thérapeutes cherchent avant tout à identifier et à interpréter les émotions qui sont au cœur de son comportement excessif. A partir du moment où la personne souffrant d'hypocondrie comprend que les sensations physiques ressenties peuvent avoir des causes autres que celles liées à la maladie, elle aura moins de difficulté à gérer son stress et ses peurs.

Comment réagir face à l'hypocondrie?

Vivre avec une personne qui est constamment inquiet pour sa santé est une situation difficile à vivre pour l'entourage qui voit son quotidien réduit à d'incessants examens, radiographies, scanners, IRM, etc. Si au départ, les proches acceptent d'accompagner le malade dans ses diverses visites médicales, son obstination à refuser la guérison finit par les harasser et les placer face à un choix délicat: faut-il gronder, ignorer, se moquer ou partir? Lorsque l'hypocondrie affecte la qualité de vie du malade et celle de ses proches, la question d'une psychothérapie familiale et/ou de couple devra se poser. S'il s'agit d'une décision difficile à prendre pour le malade et ses proches, cette approche les aidera à ne plus voir la maladie comme un objet d'amour et de haine!

Serions-nous destinés à devenir des cybercondriaques?

La surenchère des sources d'informations sur la Toile inquiète les professionnels de la santé, qui pointent du doigt le risque croissant «d'auto-diagnostic» de la part des cybernautes. Ainsi, une personne qui cherchera quoi faire en cas de toux ou de maux de tête risque de tomber sur un site expliquant que ses symptômes sont typiques d'un cancer des poumons ou d'une maladie génétique extrêmement rare. Ces explications dénichées sur le net associées au manque de recul et de connaissance des cybernautes génèrent des autodiagnostics que les médecins ont bien du mal à déconstruire. Si l'on en croit ces derniers, ces fausses croyances véhiculées par le net, sont au cœur de nouvelles peurs irrationnelles: celles des hypocondriaques du Web!

Mots clés :| Vaincre hypocondrie | Hypocondrie |
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