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Maniaque de la propreté: jusqu'à quel point l'êtes-vous?

Publié le Vendredi 29 Novembre 2013
Maniaque de la propreté: jusqu'à quel point l'êtes-vous?

Maniaque, vous? Vous ne pouvez passer une journée sans laver, dépoussiérer, ranger, nettoyer… on vous surnomme la «fée du logis» ou «monsieur propre»… Bref, oui… vous êtes maniaque de propreté !
Chez vous, rien ne traine, tout est nickel ! Il suffit de quelques miettes sur le tapis, d'une assiette sale dans l'évier, pour que ça reparte ! Chiffon dans une main, balai dans l'autre, vous voila aux aguets pour combattre le moindre signe de désordre et de saleté.

Un besoin de propreté qui se répète à l'infini, et se répercute sur votre vie et votre entourage… être maniaque de la propreté, jusqu'où cela peut aller?

Maniaque: c'est quoi au juste?

Lorsque c'est pour le confort de toute la famille et que l'organisation a été choisie d'un commun accord, il n'y a pas raison de s'inquiéter ni de changer.
Par contre, quand c'est une seule personne qui décide et qui interdit toute initiative chez les autres, elle relève de la maniaquerie (le mot mania signifie folie).
Elle s'exprime par le besoin constant de tout contrôler comme à l'image d'un règne tyrannique. Elle a donc des conséquences négatives sur le bien-être et l'équilibre de chacun.
Tout est dans l'excès et le délire en visant une propreté absolue! Ce qui développe chez le maniaque des comportements compulsifs, voire obsessionnels ou addictifs comme de ranger sans cesse tout ce qui traîne, de se laver les mains plusieurs fois par jour, etc.
Les personnes sujettes à l'anxiété, au manque de confiance en soi ou ayant des troubles obsessionnels sont les plus touchées par ce trait de caractère. Difficile à vivre au quotidien pour l'entourage mais aussi pour la personne, la maniaquerie représente une véritable source de stress, de souffrance, de solitude et d'incompréhension.

Le maniaque anxieux

La maniaquerie apparait chez les personnes souffrant d'un sentiment de malaise ou d'angoisse face à l'inconnu et à l'incertitude. Cette anxiété, lorsqu'elle survient sans raison apparente, provoque une agitation difficile à canaliser.
Pour en compenser les effets, la plupart des gens ressentent le besoin de faire quelque chose, n'importe quoi, du moment que cela les oblige à agir et à se sentir utile. Et c'est là que le ménage apporte une vraie réponse : Des tâches mécaniques et répétitives dans le fait de nettoyer… Et on finit par se laisser prendre au piège!
Au plus profond de lui-même, le maniaque témoigne d'un mal-être face à des situations sur lesquelles il n'a aucune prise. Ranger, épousseter, balayer … lui donne l'illusion qu'il a encore le contrôle de sa vie.
Malheureusement, une fois la frénésie du ménage passée, le maniaque se retrouve à nouveau envahi par des émotions qu'il est incapable de gérer, d'où son besoin de nettoyer encore et encore. Puisant sa force dans l'anxiété, la maniaquerie peut s'abattre sur n'importe qui. D'ailleurs, de nombreuses personnes reconnaissent être devenues maniaques suite à un licenciement, une rupture amoureuse, un deuil ou un échec professionnel.

Le maniaque compulsif

Lorsqu'une personne est en proie à des idées obsédantes et à des craintes obsessionnelles, il arrive qu'elle mette en place un système de rites ayant pour but de diminuer ses angoisses réelles ou imaginaires.
Pour les maniaques atteints de troubles obsessionnels compulsifs (TOC), la propreté est axée sur la même idée fixe, répétée inlassablement jour après jour. La propreté dont il est question ici a valeur de rituel. Dans ce cas, la répétition de certains gestes se fait de manière involontaire. Impossible d'échapper au besoin incontrôlable de se laver les mains jusqu' 30 fois par jour ou de nettoyer la même pièce plusieurs fois dans une même journée.
Bien qu'elle paraisse aberrante, cette gestuelle vise à apporter un semblant d'équilibre à un comportement excessif. En s'astreignant à des contraintes difficiles à vivre (pour lui et son entourage), le maniaque obsessionnel pense avoir une plus grande emprise sur sa vie et ses phobies. Mais là encore, la maîtrise dont il est question n'est qu'illusoire et de courte durée!

Quelques conseils pour s'en sortir

Certains gestes peuvent vous aider à sortir du cercle vicieux de la maniaquerie. Pratiqués en douceur au quotidien, ils visent à modifier progressivement votre comportement.
Le lâcher-prise étant une étape incontournable de votre «sevrage», Apprendre à relativiser vos manies. Pour cela, vous devrez établir une liste de toutes les choses que vous aimeriez faire. Bannissez-en toutes les activités ayant un rapport avec le ménage. Une fois cette liste « nettoyée », gardez-la toujours à portée de main et dès que vous ressentez l'envie de nettoyer, sortez-la et choisissez l'activité de votre choix.
Même si c'est difficile au début, efforcez-vous de faire autre chose. Ces petites pauses sont importantes car elles agissent à plusieurs niveaux:
• en privilégiant votre bien-être, elles réduiront de moitié votre stress et votre anxiété,
• en ayant l'esprit moins encombré par des pensées douloureuses, vous serez plus enclin à profiter des plaisirs simples de la vie.
Par ailleurs, en réalisant combien votre côté maniaque pèse sur votre équilibre nerveux, vous aurez plus de facilité à déléguer certaines tâches aux autres membres de votre famille.
Et c'est à ce moment qu'un tel partage rétablira l'harmonie au sein d'une famille qui n'avait, jusqu'alors, aucun espace pour s'exprimer.
Au fil des mois, vous constaterez que n'avez plus besoin de votre liste pour contrer les effets dévastateurs de votre solitude.
Attention, cette méthode ne vous guérira pas de vos angoisses, de vos manies ou de vos phobies, elle est à suivre en complément d'une thérapie et vous initiera à un mode de vie où vos besoins prennent le pas sur vos devoirs

Témoignage : Sarra Bournet, célibataire, 32 ans

«A la maison, tout le monde tremble dès que j'arrive. Mon sac à peine posé, je commence mon inspection. Et le pire, c'est que je trouve toujours quelque chose à faire. C'est plus fort que moi! Impossible de me détendre si je sais que la cuisine est en désordre ou que la lessive n'a pas été faite. Si mes amies en rient, mes proches en ont marre. Moi aussi j'en ai marre d'être comme ça. Je me sens seule, fatiguée et incomprise. Certains jours, j'ai vraiment le sentiment d'être enchaînée à ma vie. Cette pensée me déprime!» !

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