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Enfant dépressif : quels sont les signes qui ne trompent pas ?

Par | Publié le Lundi 30 Septembre 2013
Enfant dépressif : quels sont les signes qui ne trompent pas ?

Bien qu’elle soit méconnue et que peu d’études lui aient été consacrées, la dépression infantile n’en reste pas moins une réalité! S’il est normal pour un enfant d’éprouver de la tristesse de temps à autre, celle-ci finit généralement par disparaître d’elle-même. 

En revanche, lorsque le mal être ressenti l’empêche de mener à bien ses activités quotidiennes, cela peut être l’indice d’un état dépressif!

Dépression infantile: Ce qu’il faut en savoir!

Contrairement à ce qu’on pense, il n’y a pas de cause unique à la dépression, de nombreux facteurs y contribuent. Lorsqu’elle est déclenchée par un événement grave ou vécu comme tel par l’enfant (divorce des parents, déménagement, décès, perte d’un animal, rupture amoureuse,…), les experts parlent de dépression réactionnelle.

Suite au choc émotionnel quelque chose se brise chez l’enfant, entraînant tristesse, abattement, et empêchant toute réaction de sa part. Bien qu’il n’y ait pas de règle précise dans ce domaine, la douleur morale finit par se cicatriser d’elle-même au bout de quelques mois: trois à six mois selon la fragilité et la sensibilité de l’enfant!

Lorsque la dépression va de pair avec une carence affective, elle est dite chronique. A la différence d’une dépression réactionnelle, une dépression chronique est plus sournoise et difficile à reconnaître, car elle est liée à ce que l’enfant vit au quotidien.

Les raisons d’une dépression infantile chronique ?

Une éducation trop stricte qui stigmatise l’échec peut créer chez l’enfant un mal-être répétitif, un état d’impuissance, de désespoir et de résignation face à une souffrance psychique alimentée par les exigences familiales.

Durant la phase dépressive - qu’elle soit réactionnelle ou chronique - l’enfant vit ses émotions de l'intérieur. Chaque pensée, chaque sentiment est si profondément enfoui en lui, qu’il lui est difficile de mettre des mots sur sa douleur morale.

Les façons d’exprimer un vécu dépressif varient également d’un enfant à un autre: si chez certains d’entre eux, les troubles s’expriment de façon somatiques (douleurs abdominales, maux de tête, sueurs, sensations d’oppression dans la gorge et la poitrine,…), chez d’autres, les expressions comportementales prédominent (perte de l’appétit, manque de sommeil, anxiété, désintérêt progressif pour tout, sentiment d’inutilité,…) Dans le cas d’une dépression chronique, les symptômes sont plus marqués et nécessitent très souvent l'intervention d’un spécialiste.

Dépression et école: Une relation à risque!

Dans un système scolaire où la compétitivité et les résultats sont valorisés, l’échec n’est pas facile à vivre pour un enfant. Pour ceux qui n’y arrivent pas, la simple pensée d’échouer sape toute confiance en soi.

Lorsque l’enfant en difficulté se trouve, en plus, confronté au rejet des autres élèves de sa classe, sa mauvaise estime de lui-même peut rapidement le faire sombrer dans un état dépressif: «Les autres enfants de ma classe se moquent tout le temps de moi. Je me sens seul et vraiment nul!»

Mon enfant risque-t-il la dépression ?

Outre les difficultés d’apprentissage, d’autres facteurs tendent à favoriser la dépression. Les enfants qui ont du mal à s’intégrer ou qui souffrent de troubles du comportement (trop timides, peureux ou trop sages,…) sont les plus exposés aux symptômes de la dépression. Tristesse, solitude, isolement, distance avec l’entourage, etc. témoignent de sa souffrance.

Lorsque celle-ci tend à s’installer dans la durée, l’enfant déprimé perd l’appétit et le sommeil ou au contraire il mange à tout moment de la journée. Il est constamment fatigué, se plaint de douleurs abdominales, de maux de tête, se désintéresse de tout, devient irritable, morose, anxieux et un rien suffit à le faire pleurer.

Bien qu’ils soient perçus de façon diffuse par les parents et les enseignants, de tels bouleversements émotionnels font écho à l’image négative que l’enfant a de lui-même: «Je ne vaux rien» ; «Personne ne m’aime» ; «Je n’y arrive pas, car je ne suis pas assez intelligent!».

Dévalorisé par ses propres croyances, l’enfant s’enfonce dans un mal-être qui le prive de son libre arbitre. Si sa souffrance perdure au point de le faire régresser à l’école, si elle interfère avec ses loisirs au point de lui faire perdre tout plaisir, la question d’une prise en charge peut se poser. Adaptée à chaque enfant, elle propose un accompagnement où l’écoute et le soutien favorisent un meilleur bien-être!

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