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Le fer, ami ou ennemi ?

Publié le Lundi 16 Juin 2008

Généralement, le mot fer est toujours associé à l’image de la résistance et de la force du dessin animé Popey. En réalité, estce vrai ?

Présent sous deux formes dans notre alimentation, le fer est un oligo-élément important pour l’organisme humain. Ses sources sont multiples et diversifiées. Synthétisé par l’organisme qui puise dans les aliments, sachez qu’une carence ou un excès en fer peut s’avérer très dangereux.

Rôle du fer
Le fer est un oligo-élément minéral présent dans l’hémoglobine des globules rouges qui transportent l’oxygène vers toutes les cellules afin qu’elles puissent bien respirer. Le fer se trouve également dans la myoglobine qui assiste les muscles à mettre de l’oxygène en réserve. Il est aussi une source première de l’énergie corporelle.

Fer et alimentation
Le fer véhiculé par l’alimentation est sous deux formes. Il existe le fer héminique, qui provient de source animale, facilement métabolisé par l’organisme, et le fer non héminique, qui dérive de source végétale, des oeufs et des produits laitiers, moins absorbé. Le taux d’absorption de ces deux types de fer diffère : le premier s’absorbe à environ 25% alors que le second ne s’absorbe qu’à environ 5%. Cette différence dépend de la nature des repas assimilés et des substances présentes qui facilitent ou gênent la digestion de cet oligo-élément. À titre d’exemple, la vitamine C stimule l’absorption du fer, alors que le thé, le café ou certaines fibres alimentaires l’arrête. Carence en fer Présente en très petite quantité dans notre organisme, une partie du fer est éliminée chaque jour. De ce fait, afin de préserver un besoin suffisant de fer, il faut remplacer les pertes par des apports alimentaires, sinon vous aurez un déséquilibre avec une carence en fer qui engendre des conséquences sur votre santé, comme l’anémie par exemple.
Sachez qu’il existe trois différentes formes de carence en fer :
* les réserves en fer sont basses, mais l’apport est suffisant.
* l’apport en fer est suffisamment bas pour nuire à la formation des globules rouges, mais pas assez pour qu’une anémie soit mesurable.
* la quantité de fer dans le sang est insuffisante pour contribuer à la formation des globules rouges.
À ce stade, ces dernières sont plus petites que la normale et leur teneur en hémoglobine est réduite, ce qui diminue la formation d’oxygène dans les tissus. C’est ce qu’on appelle l’anémie ferriprive.

Les symptômes d’une carence en fer
Généralement, la carence en fer s’interprète par une anémie. Les symptômes de cette dernière sont la réduction de la capacité physique et intellectuelle, la pâleur du teint, le rythme cardiaque rapide, les palpitations, la respiration rapide à l’effort, le développement cognitif long chez l’enfant, la difficulté à maintenir une température corporelle normale et la diminution de la résistance aux infections. Attention, aucun supplément en fer n’est autorisé que sous recommandation et surveillance de votre médecin. Le supplément en fer peut aggraver certaines maladies comme l’ulcère gastroduodénal, les symptômes de la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Ce supplément peut aussi causer de l’irritation gastro-intestinale, des douleurs abdominales, de la constipation ou de la diarrhée, des nausées et des vomissements.

Les sujets à risque
* Les enfants en croissance, notamment de six mois à quatre ans.
* Les personnes souffrant d’insuffisance rénale, surtout celles sous dialyse.
* Les personnes souffrant de maladies entraînant une malabsorption du fer ou une perte de sang chronique : maladies inflammatoires ou allergiques de l’intestin (maladie de Crohn ou maladie coeliaque, par exemple), polypes bénins, ulcères.
* Les personnes végétariennes, surtout si elles ne consomment aucun produit de source animale (régime végétalien) ; ce point ne fait cependant pas l’unanimité.
* Les athlètes qui s’entraînent de façon intensive, particulièrement les femmes.
* Les femmes en âge de procréer, surtout celles dont les menstruations sont très abondantes.
* Les adolescentes.
* Les femmes enceintes.

Aliments

Portion

Teneur en fer

Fer héminique
Foie du poulet cuit 74g 6,3mg
Foie de bœuf cuit 85g 5,3mg
Rôti de bœuf 88g 3,1mg
Dinde cuite 82g 1,6mg
Sardines en conserve 48g 1,4mg
Fer non héminique
Graines de citrouilles écalées 30g 4,1mg
Fèves de soya cuites 125ml 4,1mg
Fèves blanches en conserve 125ml 4,1mg
Lentilles bouillies 125ml 3,5mg
Epinards bouillis 125ml 3,4mg
Pomme de terre au four avec sa pelure 202g 2,7mg
Pâte de tomate 75ml 2,5mg

Article élaboré avec le Docteur Jerbi Nadia, Nutritionniste au planning familial du Bardo.

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