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Allergie saisonnière, le retour des pollens !

Publié le Lundi 03 Mai 2010

Communément appelée rhume des foins, la rhinite allergique saisonnière frappe chaque année à la même saison.


Bien qu’elle soit bénigne, la rhinite allergique saisonnière représente un réel problème de santé publique en raison de l’augmentation de sa fréquence et du fait qu’elle modifie l’état de santé et la qualité de vie des personnes de tous âges qui en souffrent.

Causes et symptômes

Les facteurs de risque Quels traitements


Comment limiter l'allergie?

La propreté augmente les allergies!


Causes et symptômes
Une rhinite allergique est une inflammation des voies respiratoires (nez, sinus, gorge). Elle peut être de deux types: lorsqu’elle est due à des allergènes qu’on trouve en permanence dans l’environnement (acariens, poils d’animaux, moisissures…), elle est dite persistante car elle dure toute l’année. Lorsqu’elle survient en réaction aux pollens des arbres et des plantes, elle est dite saisonnière. Dans ce dernier cas, les symptômes apparaissent au printemps et en été, période durant laquelle la concentration de pollens dans l’air est très importante. Contrairement aux idées reçues, tous les pollens ne sont pas allergisants.

Pour l’être, ils doivent être de petite taille et être émis en grande quantité. C’est ainsi qu’ils pénètrent dans l’organisme où ils sont considérés par le système immunitaire comme des agents dangereux: en réaction aux pollens, les lymphocytes (une variété de globules blancs) sécrètent des anticorps qui viennent se fixer sur les cellules de défense qui libèrent dans le sang des substances extrêmement inflammatoires telles que l’histamine et les leucotriènes. Produites en excès dans le corps, ce sont elles qui déclenchent en quelques minutes à peine la réaction allergique.

Dès lors, le nez pique et coule abondamment, les éternuements sont de plus en plus rapprochés, les yeux gonflent, rougissent et pleurent. Parfois, des maux de tête accompagnés d’une irritation au niveau de la gorge accentuent la sensation de fatigue. Dans sa forme sévère, la rhinite saisonnière peut évoluer en asthme. Le lien entre ces deux pathologies tient à ce que les parois du nez et des bronches sont tapissées par le même type de cellules et que celles-ci réagissent de la même manière aux agressions des pollens.

Pour information, environ 80% des asthmatiques sont atteints de rhinite allergique et statistiquement, une personne sur trois souffrant de rhinite allergique pourra développer un asthme. A noter aussi que les symptômes de la rhinite saisonnière dépendent essentiellement de la concentration du pollen dans l’air et des conditions climatiques: par temps venteux, ils s’aggravent car les pollens sont véhiculés en plus grande quantité, tandis que par temps pluvieux, ils diminuent car la pluie les plaque au sol.

Les facteurs de risque
Si le printemps est synonyme de renouveau et de beaux jours, c’est pour certaines personnes le début d’une période plutôt difficile qui rime avec rhinite saisonnière. Le plus souvent, elle apparaît entre 5 ans et 20 ans. L’hérédité joue un rôle important ; c’est pourquoi une personne ayant des antécédents d’allergies dans sa famille aura plus de risque de la développer.

Si le fait d’être en contact avec des allergènes constitue un facteur de risque important, il faut savoir que d’autres facteurs environnementaux peuvent aggraver la rhinite saisonnière, comme la pollution, le tabac et les courants d’air. Selon les observations de plusieurs médecins, l’aggravation des symptômes pourrait être due entre autres à la hausse des émissions des gaz d’échappement qui ont pour effet d’augmenter la production du pollen des plantes et des arbres.

 

Article élaboré avec le Dr Ben Youssef Jalel - Médecin généraliste



QUELS TRAITEMENTS?

Les anti-histaminiques H1 s’opposent aux effets de l’histamine, substance inflammatoire libérée lors de la réaction allergique.
Les corticoïdes sont actifs sur tous les symptômes de la rhinite allergique et en particulier sur l’obstruction nasale. A noter qu’un abus de corticoïdes peut entraîner des effets secondaires.
Les antileucotriènes luttent contre les effets des leucotriènes qui participent à l’inflammation lors de la réaction allergique.
Les bêta mimétiques dilatent les bronches ou du moins les empêchent de trop se fermer. A cet effet, ils empêchent les allergènes de se stocker dans les voies aériennes.
Les vasoconstricteurs soulagent la sensation de nez bouché lors de la rhinite allergique. Leur utilisation doit être brève pour éviter la survenue d’effets indésirables.Les anticholinergiques ont une action bénéfique sur l’hypersécrétion nasale.

COMMENT LIMITER L’ALLERGIE?

  . Aérez votre maison tôt le matin ou le soir, quand les pollens ne sont plus dans l’air.
. Dormez les fenêtres fermées pour empêcher les pollens de pénétrer dans la pièce.
. Une fois rentré, prenez une douche afin d’éliminer toute trace de pollens.
. Evitez de sortir les cheveux mouillés. Les pollens en suspension peuvent s’y fixer.


. Limitez les tapis et les rideaux qui attirent le pollen, lapoussière, les poils et les acariens.

. Ne faites pas sécher votre linge à l’extérieur. Les pollens peuvent s’y déposer.
. Avant de planter des arbres, renseignez-vous sur leur pouvoir allergisant.
. Fréquentez des lieux moins chargés en pollens, comme la montagne ou le bord de mer.
. Faites-vous désensibiliser pour que votre organisme puisse développer des anticorps.


La propreté augmente les allergies !

Rhinite allergique, eczéma, urticaire et asthme sont de plus en plus répandus dans les pays développés.

La raison?
La pollution atmosphérique, les nourritures traitées, le tabac, les antécédents familiaux… et la propreté.

En effet, bien qu’elle réduise l’exposition aux bactéries nocives, la propreté limite également notre exposition aux micro-organismes salutaires.

En conséquence, la flore bactérienne de notre système digestif n'est plus aussi riche et diversifiée qu'elle l'était et le risque de développer des allergies augmente: en 1980, 10% de la population occidentale souffrait d'allergies. Aujourd'hui, le chiffre se monte à 30%. En 2010, un enfant sur 10 serait asthmatique.

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