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Bronchiolite le retour

Publié le Mercredi 02 Novembre 2011

Chaque année vers la mi-octobre, le virus de la bronchiolite pointe son nez et fait moucher, tousser, ronfler les bébés pendant au moins huit jours. Un virus pas très méchant mais encombrant et qui inquiète les parents. Découvrez l’essentiel de cette affection saisonnière en six questions.

 La bronchiolite est une infection virale respiratoire des petites bronches du nourrisson et du jeune enfant. On constate des pics épidémiques hivernaux



• Qui touche-t-elle?



Les enfants de moins de deux ans constituent la population la plus vulnérable puisque plus de 80% des bronchiolites sévissent chez des nourrissons de moins de 30 mois avec un pic de fréquence entre 2 et 7 mois. Pourquoi? Tout simplement parce que leurs bronches et bronchioles sont plus étroites et d’une longueur réduite, permettant au virus d’investir plus rapidement les poumons.Cette gêne respiratoire peut occasionnerun épuisement du nourrisson mais également des troubles de l’alimentation. On estime à 30% la population des nourrissons touchés par cette infection.



• Comment se transmet-elle?



Qui dit maladie virale dit transmission et contagion! Le plus souvent, le responsable est le virus respiratoire syncytial humain.

Il se transmet d’un individu à l’autre par la salive et les éternuements ou indirectement

par l’intermédiaire des mains ou objets contaminés d’autant plus que le virus reste peut survivre à l’air libre 30 minutes sur la peau et jusqu’à 7 heures sur un linge.

La contamination est donc favorisée par la promiscuité, la mise en collectivité précoce des enfants. La période d’incubation est de 2 à 8 jours puis le virus se multiplie dans la muqueuse nasale et gagne les voies respiratoires inférieures.

Le virus est généralement éliminé au bout de 3 à 7 jours.



• Comment la soigne-t-on?



La bronchiolite étant une maladie virale, les bronchodilatateurs ne sont d’aucune utilité tout comme les antibiotiques, les antitussifs bien les mucolytiques qui risquent d’inonder les bronches à trop vouloir fluidifier les mucosités.

Dans la majorité des cas, le traitement se résume à un bon lavage de nez, plusieurs fois par jour, en instillant un jet de sérum physiologique ou d’eau de mer. Mettez également en place un environnement sain: température réglée sur 19°C, aération fréquente, humidification de l’air, absence de tabagisme. Bien souvent, la bronchiolite évolue spontanément de manière favorable et les difficultés respiratoires s’amendent en quelques jours sans laisser de traces.

Cependant, dans quelques cas, certains signes peuvent laisser suspecter une surinfection bactérienne (fièvre élevée, otite associée ou sécrétions bronchiques purulentes) et justifient l’administration d’antibiotiques voire une hospitalisation.



• La kinésithérapie respiratoire peut-elle aider?



Dans le cas où votre bébé est très encombré, quelques séances de kinésithérapie peuvent être recommandées par votre médecin. La technique consiste à accompagner manuellement l’expiration de l’enfant, c'est-à-dire à faire sortir le plus d’air possible de ses poumons pour faire remonter les sécrétions le plus haut possible dans l’arbre bronchique et les faire sortir via la bouche grâce à la respiration de l’enfant. La pression exercée sur le thorax et l’abdomen en phase expiratoire permet d’amener les sécrétions dans la tranchée.

Ensuite, les sécrétions sont évacuées dans la bouche grâce à un réflexe de toux provoqué par une pression. Puis, il suffit d’empêcher l’enfant de les avaler en facilitant l’expectoration.



• Comment se prémunir contre cette infection?



La prévention se résume à quatre conseils: se laver systématiquement les mains avant de s’occuper de bébé, limiter les bisous et câlins si vous ou votre entourage êtes enrhumés, éviter la fréquentation des lieux publics pendant la mauvaise saison et consulter un médecin homéopathe pour mettre en place un traitement préventif adapté à votre bébé.

L’homéopathie, un allié pour soigner

la bronchiolite

Grâce aux célèbres petites granules homéopathiques, qui fondent facilement dans le biberon, on peut soulager et atténuer une bronchiolite, voire en prévenir les récidives.

Bien évidemment, on parle des bébés qui ont une bronchiolite sans risques particuliers.

Pour ce faire, les homéopathes disposent de différentes solutions qui permettent à l’affection de suivre son cours normal.

D’autre part, ces solutions peuvent réduire le risque de récidive, notamment chez les bébés fragiles susceptibles d’avoir une toux persistante et de basculer dans l’asthme du nourrisson.

Il existe donc trois médicaments: Ipeca, fabriqué à partir d’un petit arbrisseau des zones forestières chaudes du sud du Brésil et dont les alcaloïdes déclenchent des spasmes, donc des vomissements.

Ensuite, Antimonium tartaricum et Blatta orientalis. Le premier est un sel d’antimoine et est surtout conseillé pour les enfants dont le premier symptôme est l’encombrement des bronches, le second est indiqué pour les bébés dont le symptôme dominant est l’hypersécrétion bronchique et constitue également un début de traitement de terrain contre l’asthme.

Normalement, l’état du bébé devrait s’améliorer rapidement.

Quoi qu’il en soit, n’administrez jamais un médicament sans l’avis de votre médecin pédiatre ou généraliste.

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