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Psoriasis la peau mise à mal

Publié le Jeudi 11 Octobre 2012
Psoriasis la peau mise à mal

Maladie de la peau encore largement méconnue, le psoriasis est pourtant très courant.

Plaques rouges, démangeaisons… il touche des millions de personnes mais cette maladie est souvent confondue avec d’autres problèmes de peau.

Une maladie mystérieuse sur laquelle Tendance fait le point.

Le psoriasis est une des affections dermatologiques les plus fréquentes mais dont les causes restent encore un mystère.

Cependant, son apparition nécessite un facteur déclenchant qui peut-être le stress, une angine, une infection bucco-dentaire, une écorchure…

Maladie impossible à prévoir, elle peut se déclencher à tout âge et se caractérise généralement par des plaques rouges qui se recouvrent d’épaisses squames blanches.

Elle touche les coudes, les genoux, le bas du dos, le cuir chevelu, les pieds, les ongles ou bien les plis.

Dans les cas les plus graves, le psoriasis atteint les oreilles, le visage, voire le corps tout entier.

Mais bien qu’inoffensives ni contagieuses, ces affections ont surtout un caractère inesthétique et les personnes atteintes souffrent de préjugés à leur encontre.

Maladie difficile à reconnaitre…

Il n’existe pas un mais des psoriasis!

Chaque forme est plus moins gênante et nécessite un traitement adapté. Le psoriasis «vulgaire» n’a de vulgaire que le nom et constitue la forme la plus fréquente.

Il se caractérise par des plaques rouges de plusieurs centimètres recouvertes de squames épaisses et nacrées.

Il peut siéger n’importe où sur la peau mais rarement sur le visage. Le psoriasis du cuir chevelu est très proche de la forme vulgaire.

Le psoriasis en gouttes se présente sous forme de plaques plus petites et disséminées sur le corps. Celles-ci ressemblent à des gouttes d’eau, d’où son nom.

Cette forme est relativement fréquente chez les jeunes personnes et fait souvent suite à une infection banale de type rhino-pharyngite par exemple.

Elle peut se confondre avec une éruption infectieuse ou avec de multiples piqûres d’insectes.

En règle générale, cette forme de psoriasis régresse spontanément mais peut évoluer vers une forme plus classique.

Le psoriasis nummulaire se caractérise, lui, par des plaques de la taille d’une pièce de monnaie.

Ces lésions peuvent être confondues avec celles dues à un champignon ou à une infection.

Le psoriasis inversé touche les zones de flexion: aine, aisselles, plis des coudes et des genoux… les plaques sont squameuses et le diagnostic parfois difficile.

Enfin, le rhumatisme psoriasique est une forme méconnue qui touche les articulations.

En fait, il s’agit d’un rhumatisme inflammatoire chronique que l’on retrouve principalement chez les patients de plus de 50 ans avec une forme cutanée ancienne.

Lors d’une poussée, les articulations deviennent raides et douloureuses, limitant les mouvements.

L’atteinte peut être localisée sur une articulation ou au contraire être polyarticulaire.

Une maladie cyclique

Les cellules de notre peau sont programmées pour deux types de réponses: la croissance normale et la guérison en cas de blessure.

Dans le premier cas, les nouvelles cellules sont créées à la base de la couche cellulaire et migrent ensuite jusqu’à la couche cornée à travers l’épiderme.

Les cellules mortes sont alors évacuées par la peau au même rythme que les nouvelles cellules apparaissent, ce qui permet de maintenir un équilibre.

Ce procédé naturel dure en moyenne 28 jours.

Dans le second cas, lorsque l a peau est blessée, les nouvelles cellules sont produites à un rythme beaucoup plus rapide pour réparer et remplacer la peau abîmée.

Ce renouvellement express s’accompagne généralement d’une augmentation du débit sanguin et d’une inflammation localisée.

Or, lorsqu’une personne présente un psoriasis, les cellules de la peau réagissent exactement comme elles le feraient en cas de blessure ou face à une agression.

Les nouvelles cellules sont créées et poussées vers la surface à un rythme qui ne permet plus d’éliminer les cellules mortes.

L’excédent s’accumule et forme des plaques. Ainsi, les squames blanches qui couvrent la lésion sont composées de cellules mortes et les rougeurs de la lésion sont dues à l’afflux sanguin dans la zone de division cellulaire rapide.

Article élaboré avec Dr Jalel Ben Youssef - Généraliste

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