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Le stress et les examens

Publié le Lundi 02 Juin 2008

Vous passez bientôt vos examens et le stress commence à vous envahir. Par peur d’échouer ou de décevoir votre entourage, sachez que même si le stress est néfaste à votre santé, par moment il peut être bénéfique.

Le stress fait référence à la capacité d’une personne à s’adapter aux exigences internes et externes aux quelles elle doit faire face. Ces exigences peuvent être stimulantes sur le plan physiologique et coûteuses sur le plan émotionnel. Habituellement, le stress survient comme une transaction entre l’individu et l’environnement plutôt que comme une propriété de la personne ou de l’environnement seul.

Selon l’environnement
C’est à partir de cette classification qu’on peut bien mettre au
clair le rapport entre le stress et les examens. Il en ressort trois types de stress :
*Celui causé par la perte (en rapport avec un tort ou la perte d'une personne aimée ou d'une chose chère).
*Celui causé par la menace (qui se rapporte à l’anticipation d’un tort).

Article élaboré avec le docteur Guesmi Badii, Médecin psychanalyste.
C’est ce second type de stress que subissent les élèves et les étudiants lors de la période des révisions et des examens. Afin de mieux vous situer, voici la différence entre une manifestation normale et une manifestation maladive :
Dans le cadre des examens, le stress est une réponse adaptative normale à la situation. Il est caractérisé par trois phases successives :
*La phase d’alerte qui est marquée par l’apparition d’une hyper vigilance (bénéfique) qui stimule les processus intellectuels : attention, concentration, mémoire. Le corps développe des réactions d’anticipation à type d’augmentation de la tension artérielle, du rythme cardio-respiratoire et de la tension musculaire.
La phase de lutte qui est caractérisée par l’élaboration d’une stratégie d’adaptation dont l’objectif est la maîtrise de la situation stressante.
*La phase d’ajustement qui correspond à un nouvel équilibre avec la situation.
Par contre, le stress pathologique ou maladif, c’est ce que ressent l’étudiant quand il se trouve débordé tant sur le plan physique (maux de tête, mal de dos, asthénie et état d’épuisement invalidant) que sur le plan psychique avec une incapacité à élaborer de nouvelles stratégies d’action.

Selon la personnalité
Dans une même situation objective telle que celle des examens, il est aisé de constater les grandes variations réactionnelles d’un étudiant ou d’un élève à un autre. Ceci est aussi variable d’une famille à une autre ou parfois au sein de la même famille. Cela provient de deux facteurs :
*Des différences dans la structure de la personnalité et de la valeur subjective (individuelle) de l’examen. Autrement dit : l’examen est le même pour tous, mais sa valeur n’est pas la même dans l’affect et l’histoire de chacun. La mystérieuse divergence entre pessimisme et optimisme devant les épreuves ou les examens tient en fait à l’historique du sujet avec les épreuves qui se transforment en deux facteurs
personnels, tels qu’un défi ou une conquête de plus ou une défaite à éviter qu’elle se répète.
*Le type de réaction de l’entourage (essentiellement familial) auquel il s’est habitué. Surtout actuellement, vu l’investissement (aussi bien matériel qu’affectif) que mettent les parents.
Parfois même, ce sont les parents qui transfèrent inconsciemment le surplus de stress vers leurs enfants. Par exemple, le changement excessif et brusque de rituels et d’intérêts à la maison à la venue des examens. Chose qu’il serait préférable de nuancer.

Conseils pratiques
*Stress, mémoire et sommeil : les heures prolongées et tardives de révision ne sont d’aucune utilité. Elles ne sollicitent la mémoire qu’à court terme. La préservation d’un sommeil
suffisant de qualité est la meilleure façon d’optimiser l’effort de révision, vu le rapport
direct entre le bon fonctionnement de la mémoire et le sommeil. Le passage des informations apprises de la mémoire à court terme vers la mémoire ‘durable’ à long terme ne se fait que lors du sommeil.
*L’exercice physique modéré, comme la marche lors des pauses, est une mesure préventive pouvant réduire directement l’excès de stress et/ou le stress maladif.
* Se ressourcer de l’intérieur.

Article élaboré avec le docteur Guesmi Badii, Médecin psychanalyste.

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