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50 ans et plus: Et si on osait parler d'incontinence urinaire!

Publié le Vendredi 29 Novembre 2013
50 ans et plus: Et si on osait parler d'incontinence urinaire!

Lorsque les fuites urinaires retentissent sur l'estime de soi, certaines questions doivent être posées!

Contrairement aux idées reçues, l'incontinence urinaire ne concerne pas seulement les personnes âgées. De nombreuses femmes, à partir de la cinquantaine (parfois même avant!) sont concernées par ce trouble incompatible avec le sentiment de maîtrise de soi et d'autonomie. Si difficile que cela soit pour les femmes concernées, oser en parler constitue une première étape dans la prise en charge thérapeutique.

Les différentes formes d'incontinence:

Les médecins distinguent deux sortes d'incontinence urinaire: celle qui survient suite à un effort et celle due à des contractions anomales de la vessie, de l'urètre (petit canal qui assure l'évacuation des urines) ou du périnée (ensemble de muscles qui soutiennent l'ensemble des organes). Cette seconde forme d'incontinence urinaire est appelée «incontinence par impériosité», car les envies pressantes sont déclenchées par des stimuli variés comme le contact de l'eau froide, le bruit de l'eau qui coule, une forte émotion, etc. Pour mieux comprendre les causes, mesurer la fréquence et l'importance des fuites, les médecins ont besoin d'un maximum d'informations. La mise en place d'un questionnaire et d'une sorte de journal de bord tenu chaque jour par la patiente l'aidera à se faire une idée plus précise des conditions qui favorisent les pertes urinaires. Un examen gynécologique et/ou urologique (selon le cas) permettra de mieux apprécier la sensibilité de la vessie, de l'urètre et du périnée. Les réponses données par la patiente et les évaluations obtenues lors des examens sont importantes, car elles renseignent sur les circonstances favorisant l'apparition des fuites: si celles-ci se produisent suite à une forte toux, elles sont dites «exceptionnelles» ; un effort intense et inhabituel pourra être à l'origine de fuites «occasionnelles» ; lorsqu'elles surviennent au cours d'un effort quelconque elles sont «régulières» ou «pluriquotidiennes» si elles apparaissent suite à des gestes de la vie quotidienne comme de marcher, monter des escaliers, faire le ménage, rire, se baisser, etc. Ces informations permettent également de préciser l'importance de fuites pouvant aller de quelques gouttes à des pertes plus importantes, nécessitant le port d'un protège-slip ou de protections périodiques.

Les facteurs qui favorisent les fuites:

Si le vieillissement et la carence en hormones après la ménopause modifient la solidité des tissus, des nerfs et des ligaments qui constituent le plancher pelvien, d'autres facteurs sont en cause. Parmi ces derniers, on peut citer, les grossesses répétées et les accouchements difficiles. Certaines opérations comme l'ablation de l'utérus, les constipations chroniques sévères, les bronchites répétitives, le surpoids, les professions qui exigent de porter des charges lourdes, la pratique intensive d'un sport (jogging, tennis, basket,…) peuvent aussi les favoriser.
Quels traitements?
Pour toutes les formes d'incontinences urinaires, il existe des solutions. Parmi ces dernières, on retiendra les trois plus connues, à savoir la rééducation du périnée, la chirurgie et les médicaments.

La rééducation du périnée:

Lorsque le périnée qui soutient la vessie, le vagin et le rectum est affaibli, des fuites urinaires peuvent apparaître. Pour le tonifier et le muscler, les médecins préconisent des séances de rééducation. Elles sont effectuées par un kinésithérapeute ou une sage-femme qui vont apprendre à la patiente à contracter son périnée. Pour rééduquer les muscles sans effort volontaire, d'autres méthodes existent: l'électrostimulation (le plancher pelvien est alors stimulé par des électrodes) ou le port de cônes vaginaux (un dispositif en forme de cône est inséré dans la paroi vaginale pendant environ 15 minutes deux fois par jour). Si les médecins ne disposent pas de données précises sur l'efficacité de ces méthodes, les exercices pelviens améliorent la qualité de vie des femmes. Quelques-unes d'entre elles ont même retrouvé une vie normale au bout d'un an. Les séances de rééducation peuvent être complétées par des séances de sophrologie, d'acupuncture ou de relaxation.

Incontinence urinaire : La chirurgie:

Si la pose d'une bandelette en tissu synthétique sous l'urètre constitue une des méthodes chirurgicales les plus connues, elle s'accompagne parfois de complications, telles des perforations de la vessie, des saignements, des plaies ou des infections causées par la bandelette. Certaines femmes peuvent aussi ressentir à tout moment des envies pressantes d'uriner, ce qui est tout aussi embarrassant que les fuites elles-mêmes. Pour limiter la survenue d'effets secondaires pénibles, un nouveau système a été mis en place. Connu sous le nom de «Remeex», il permet de réajuster la bandelette après l'intervention. Il va s'en dire que cette nouvelle méthode améliore grandement la vie des femmes. Lorsque la pose d'une bandelette s'avère inefficace, le médecin pourra s'orienter vers l'implantation d'une prothèse appelée «sphincter urinaire artificiel». Cette technique destinée aux femmes ayant une incontinence urinaire d'effort sévère, vise à reproduire la fonction normale du sphincter urinaire, dont le rôle est d'empêcher l'urine de sortir de la vessie.

Incontinence urinaire : Les médicaments:

L'option médicamenteuse des fuites urinaires fait appel à la classe des l'acétylcholine: chez une personne souffrant d'incontinence urinaire, la molécule acétylcholine est libérée par le cerveau sans contrôle conscient et volontaire, ce qui entraine des fuites urinaires incontrôlées. Si ces médicaments améliorent les troubles urinaires, leurs effets secondaires, dont la sécheresse buccale est la plus connue, oblige certaines femmes à interrompre leur traitement. A ce jour, il n'y a pas encore de médicaments contre l'incontinence urinaire due à l'effort.

Incontinence urinaire : Qui consulter?

Un gynécologue (si vous n'en connaissez pas, demandez à votre médecin traitant de vous en conseiller un). Selon la gravité de votre problème, un gynécologue-urologue vous prendra en charge.

Mots clés :| Incontinence urinaire |
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