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Cancer de la prostate : à quoi s'attendre ?

Publié le Jeudi 13 Mars 2014
Cancer de la prostate : à quoi s'attendre ?

Touchant les hommes, le plus souvent âgés de plus de 60 ans, le cancer de la prostate implique le choix d'un des traitements disponibles. Mieux vaut donc être bien informé !

La prostate est une glande qui se situe entre le rectum et l'os pubien, sous la vessie. Cette glande, joue un rôle primordial dans l'appareil reproducteur masculin puisqu'elle secrète le liquide séminal qui, avec les spermatozoïdes, constitue le sperme.

Il arrive que des mutations génétiques s'opèrent au niveau des cellules, entrainant ainsi la formation d'une masse : la tumeur.

Les cellules de la tumeur peuvent ensuite être libérées dans la circulation sanguine ou lymphatique, commencer ainsi une nouvelle division et former donc de nouvelles tumeurs. Il s'agit dans ce cas d'une dissémination métastatique et les nouvelles tumeurs sont appelées métastases. Les cellules cancéreuses libérées par la tumeur peuvent toucher d'autres organes puisqu'elles peuvent être transportées dans le sang et dans le système lymphatique. Ainsi ces cellules peuvent atteindre les ganglions lymphatiques, les os…

Les causes

Les causes du cancer de la prostate ne sont pas définies avec certitude.
L'âge est l'un des facteurs pouvant aussi augmenter le risque de mutation. Ainsi, le cancer de la prostate est souvent diagnostiqué chez les individus âgés de plus de 60 ans.
Certaines hypothèses avancent la thèse génétique puisque des statistiques démontrent que les individus ayant un père ou un frère atteint du cancer de la prostate présentent plus de risque de développer des tumeurs.
Une autre cause avancée est l'alimentation. En effet, une alimentation riche en graisse saturée et pauvre en fibres pourrait augmenter le risque de cancer prostatique. Il est donc vivement recommandé d'avoir une alimentation saine et équilibrée avec consommation de fruits et légumes. L'hypothèse de l'implication du régime alimentaire dans le cancer de la prostate trouve ses fondements dans le fait que les hommes d'Afrique soient beaucoup moins souvent atteints du cancer de la prostate que les hommes afro-américains qui ont une alimentation beaucoup plus riche en graisses saturés et un mode de vie beaucoup plus sédentaire.

Les symptômes

Le cancer de la prostate est généralement de petite taille, de ce fait il ne produit pour ainsi dire, pas de symptômes. C'est d'ailleurs la raison qui fait que ce type de cancer soit découvert tardivement.
Ceci dit, le cancer de la prostate à un stade avancé peut provoquer certains symptômes dont une douleur au bas du dos et en haut des cuisses, une douleur ou une sensation de brulure à la miction, une incontinence urinaire, ainsi que la présence de sang dans l'urine ou le sperme.
Les problèmes de miction associés au cancer de la prostate sont dus au fait que l'urètre traverse la prostate. En outre, les tumeurs peuvent nuire à l'activité des nerfs qui déclenchent l'érection.
Il est à noter que ces symptômes ne sont pas exclusivement reliés au cancer de la prostate et qu'il peut s'agir d'une infection ou d'une hypertrophie bénigne de la prostate.

Diagnostic

L'un des premiers tests effectués pour le dépistage du cancer de la prostate est un test sanguin pour déterminer le dosage de l'antigène spécifique prostatique (ASP). L'ASP est produit de façon normale par les cellules de la prostate. Les individus atteints d'un cancer de la prostate présentent souvent une concentration d'ASP plus élevée que la normale.
Néanmoins, ce test ne permet pas à lui seul de diagnostiquer un cancer de la prostate puisque un taux élevé peut être lié à d'autres infections, tout comme un sujet atteint du cancer peut ne pas présenter d'élévation du taux d'ASP.
Un autre examen est le toucher rectal durant lequel le médecin palpe la prostate avec son doigt ganté. Si ces palpations révèlent une anomalie et que le taux d'antigène spécifique prostatique est élevé, le médecin effectuera une ponction-biopsie à l'aiguille. Cette technique consiste à retirer des cellules de la prostate (en moyen de 10 à 12 ponctions). Cette manipulation est facilitée par l'échographie transrectale.

Traitement et Prévention

Comme expliqué précédemment, le cancer de la prostate évolue lentement ( le plus souvent sur une période de 10 ans ou plus) en comparaison à d'autres formes de cancer. De ce fait, chez les hommes âgés, aucun traitement n'est préconisé puisque d'autres problèmes de santé risquent de faire leur apparition avant la progression du cancer. Le médecin se contente d'une surveillance active qui consiste à vérifier régulièrement pour s'assurer que le cancer ne progresse pas plus rapidement que prévu.
Généralement, un traitement chirurgical ou à une radiothérapie sont préconisés pour traiter un cancer de la prostate.
La radiothérapie consiste à détruire les cellules cancéreuses au moyen de radiations. Radiations qui peuvent être administrées soit par voie externe, soit au moyen de petits implants radioactifs introduits par voie chirurgicale dans la prostate.
Pour ce qui est de l'opération chirurgicale, il s'agit le plus souvent d'une prostatectomie radicale. Cette intervention d'ablation totale de la prostate se pratique à travers une incision à l'abdomen ou entre l'anus et le scrotum.
Les conséquences de la prostatectomie doivent être évoquées avec le médecin. En effet, cette intervention peut entrainer l'impuissance et l'incontinence. Il arrive que les nerfs adjacents à la prostate soient touchés par le cancer et qu'ils doivent être excisés ce qui influe sur la possibilité d'obtenir une érection après cette intervention.
Un autre traitement possible pour les tumeurs de petites tailles au niveau de la prostate est la cryochirurgie. Cette technique consiste à détruire à l'aide d'une sonde à froid qui gèle le tissu. A cryochirurgi , peut elle aussi également entraîner l'impuissance.
L'hormonothérapie a pour but de diminuer les concentrations des hormones mâles notamment la testostérone. En effet, les cellules cancéreuses prostatiques ont besoin des androgènes pour se multiplier. L'hormonothérapie peut être utilisée pour ralentir la croissance de la tumeur avant une intervention chirurgicale.
Autant la chirurgie que la radiothérapie peuvent engendrer des complications l'irritation de la vessie, le dysfonctionnement sexuel et les problèmes d'incontinence anale. Il est donc primordial d'évoquer ce sujet avec votre médecin pour que la décision quant au traitement soit prise en connaissance de cause et en rapport avec l'étendue du cancer, l'état de santé du patient et ses préférences.

Parlez-en à votre médecin

Plusieurs sondages effectués auprès des hommes atteints d'un cancer de la prostate révèlent que ces derniers estiment ne pas avoir été informés correctement sur différents aspects de la maladie et du traitement. Il est donc important que vous parliez longuement avec votre médecin et que vous posiez toutes les questions qui vous taraudent afin de pouvoir donner votre avis sur les traitements proposés.
Un autre aspect de la maladie et du traitement concerne la vie sexuelle de l'homme et donc du couple. D'ailleurs les sondages révèlent que les couples estiment ne pas avoir été informés sur l'impact de ces traitements.

Cancer de la prostate et origine ethnique

Les statistiques démontrent que les hommes de descendance africaine sont plus souvent atteints de cancer de la prostate que les Caucasiens. Les Caucasiens sont eux-mêmes plus à risque que les Asiatiques.
La thèse de l'implication de l'origine ethnique dans le cancer de la prostate doit néanmoins être complétée par celle du régime alimentaire pour avoir des résultats fiables puisque les hommes Africains qui migrent dans un pays occidental voient le risque d'avoir un cancer augmenter.

En cas de doute, consultez !

Nous ne vous le dirons jamais assez, le mieux, à chaque fois que vous avez des doutes est de consulter afin d'avoir un diagnostic fiable et de commencer le traitement le plus tôt possible afin de maximiser vos chances de rétablissement.
Le cancer de la prostate ne se manifeste par quelques symptômes qu'après plusieurs années. Il est donc recommandé de consulter un urologue à partir de l'âge de 50 ans pour des examens de routine. Mieux vaut prévenir que guérir !

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Mots clés :| Prostate | Cancer de la prostate |
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