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La dyslexie, handicap scolaire

Publié le Lundi 06 Octobre 2008

Votre enfant a du mal à réussir sa scolarité, à lire et à écrire bien qu’il soit en classe d’apprentissage et qu’il ait un comportement normal?

C’est la dyslexie, une maladie sérieuse qui cause un retard scolaire et doit être prise en charge.

Définie depuis le début des années 1960, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la dyslexie est « une difficulté durable d’apprentissage de la lecture et d’acquisition de son automatisme chez des enfants intelligents, normalement scolarisés, indemnes de troubles sensoriels et de troubles psychologiques préexistants ».

Comment définit-on la dyslexie ?

Il faut bien expliquer la notion de difficulté durable. On ne considère pas comme dyslexique le lecteur débutant, qui décrypte les mots et les phrases en confondant des lettres ou inversant des syllabes au cours des premiers mois de l’apprentissage de l’écriture. Après la phase d’apprentissage, le lecteur expert lit aisément et sans effort apparent tout ce qui tombe sous la main. Par contre, le dyslexique peine à déchiffrer, doit choisir ses lectures et évite certains écrits comme les modes d’emploi. Pour lui, la lecture est synonyme d’effort, de contrainte et de souffrance.

Les différentes formes de dyslexie

Les spécialistes distinguent deux grandes familles de dyslexies :

La dyslexie phonologique se caractérise par un plus grand nombre de confusions et d’erreurs de manipulation des sons. Ex. : «boivrer » pour « poivrer ». La dyslexie de surface, dite visuoattentionnelle, est liée à des confusions visuelles et des difficultés de traitement de l’image visuelle des lettres et des mots écrits. L’enfant confond alors les mots : « septième » est lu « septembre », « film » est lu « fil ». Certaines formes combinent les deux tendances et sont qualifiées de dyslexies mixtes.

Quelles sont les causes de la dyslexie ?

Les causes de la dyslexie sont encore mal connues. Certaines théories parlent de désordres physiologiques, on évoque également des troubles psychoaffectifs. Un manque de vigilance et d’attention peut également intervenir. Mais certains n’hésitent pas à mettre en cause le système éducatif : classes surchargées, méthodes inadaptées.

Peut-on prévenir la dyslexie ?

Il semble à ce jour difficile de prévenir une dyslexie. La meilleure action est celle d’un diagnostic précoce dès que le risque de dyslexie est posé. Ex. : si on repère un trouble de la conscience phonologique.

Comment traiter ?

Le traitement passe forcément par une rééducation auprès d’une orthophoniste. Une psychothérapie associée peut s’avérer utile.

Quel rôle la famille peut-elle jouer ?

Une fois la dyslexie repérée et identifiée, les parents souhaitent souvent participer activement au traitement et faire quelque chose à la maison pour aider leur enfant. Leur participation se fait sur trois niveaux :

Accepter la réalité du problème.

Adapter l’environnement.

Aider à tous les niveaux.

1) Accepter la dyslexie, c’est reconnaître la réalité du problème et comprendre que, dès qu’il s’agit de lire ou d’écrire, l’enfant :

se fatigue vite.

a besoin de plus de temps qu’un autre en raison de sa lenteur.

ne peut soutenir son attention longtemps.

peut s’agiter et se montrer hyperactif.

2) Adapter l’environnement, c’est faciliter son travail quotidien par quelques mesures simples :

s’assurer que la consigne a été comprise.

corriger son cahier de textes.

réduire les stimulations de l’environnement ou savoir capter son attention.

établir des objectifs (écrire trois lignes...).

laisser des alphabets affichés à proximité de l’endroit où il travaille.

lui apprendre à se repérer dans le temps, à s’organiser dans son travail.

3) Aider l’enfant, c’est notamment l’aider affectivement:

en gardant confiance.

en positivant et en lui montrant ses progrès.

en ne s’énervant pas, en tentant de le comprendre.

en veillant à son épanouissement.

en l’aidant à trouver des domaines d’excellence en dehors de l’école.

L’aider à lire en proposant de :

faire de la lecture à deux.

choisir des livres adaptés à ses centres d’intérêt.

maintenir et relancer son attention.

se représenter l’information de façon multisensorielle : écrite, auditive, contextuelle.

le laisser écrire à l’ordinateur et utiliser cet outil le plus souvent possible.

l'aider à rechercher dans le dictionnaire.

Ces mesures sont à adopter et à adapter au cas par cas et la liste n’en est bien sûr pas exhaustive. Leur but est de permettre à ces enfants et adolescents de poursuivre leur scolarité et leurs acquisitions scolaires, car la dyslexie est une des origines primordiales de l’échec scolaire qui s’accompagne plus tard d'un échec professionnel, voire même social. Généralement, face à ce type de maladie, les positions déployées par l’environnement familial, scolaire ou professionnel envers l’enfant sont inappropriées. Ce qui engendre chez le malade une répugnance pour l’écrit et une indifférence progressive pour les matières qui sollicitent une concentration et un effort de lecture. Pour cette raison, il est conseillé d’effectuer un diagnostic le plus tôt possible car comme vous le savez, cette maladie touche les enfants normaux qui ne souffrent d’aucun trouble apparent.

Bon à Savoir

La dyslexie est souvent associée à une dysorthographie, trouble de l’orthographe. On parle de dyslexie-dysorthographie.

Article élaboré avec le Docteur Rym Ben Mhamed, Orthophoniste.

Mots clés :| Dyslexie | Enfant |
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