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Le cancer : maladie du 21e siècle...

Publié le Mardi 02 Décembre 2008

Le cancer s’est beaucoup développé ces dernières années en raison du changement de mode de vie et du vieillissement de la population.

 


Au cours de la formation de l’être humain, chaque cellule se différencie et n’utilise plus qu’une certaine partie de l’information génétique qu’elle contient pour son renouvellement et sa mort. Mais il arrive parfois que le mécanisme cellulaire s’enraye…A ce moment on parle de tumeur ou de cancer. Vous êtes atteints du cancer ou simplement vous désirez mieux comprendre cette maladie, nous vous proposons donc quelques notions de cancérologie à savoir pour s’en protéger.Qu’est-ce que le cancer ?
Le cancer est une pathologie qui se traduit par une perturbation de la communication cellulaire, associée à une absence de mort cellulaire, engendrant le développement d'amas de cellules cancéreuses (appelés tumeurs) qui échappent aux règles de fonctionnement du corps. La cellule cancéreuse est une cellule déréglée qui prolifère d’une façon anarchique. Leur patrimoine génétique a subi donc des modifications accidentelles que l’organisme n’est plus en mesure de contrôler. Les cellules cancéreuses peuvent essaimer à distance d'un organe pour former une nouvelle tumeur, ou circuler sous forme libre. En détruisant son environnement, le cancer peut devenir un réel danger pour la survie de l'être vivant.

Les symptômes du cancer
Il existe 7 symptômes qui doivent inciter à consulter un médecin :
* L’apparition ou la modification d’un grain de beauté
* La persistance d’une voix enrouée ou d’une toux
* Une perte de poids, une anémie ou une fatigue inhabituelle
* Une enflure ou une boule non douloureuse qui ne disparaît pas dans le cou, dans le sein ou dans le testicule
* Des changements dans le fonctionnement des intestins (diarrhée, constipation) ou de la vessie (envie fréquente d’uriner)
* Des troubles permanents de la déglutition
* L’apparition de sang dans les urines (en dehors des règles) ou dans les selles

Les différents types de cancer
Tous les organes peuvent être affectés notamment la langue, la peau, la prostate, la thyroïde, la vessie, l'estomac et le duodénum, l'œsophage, l'ovaire, les bronches, le col de l'utérus, le côlon et le rectum, le corps de l'utérus, le larynx, la foie, le pancréas, les poumons, les reins, les seins, les testicules les leucémies et les lymphomes.

Peut-on se protéger du cancer ?
Grâce aux travaux des chercheurs, on sait aujourd'hui que l'alimentation, le tabac, le soleil et le mode de vie jouent un rôle essentiel dans l'apparition du cancer. Si le cancer a été longtemps considéré comme une maladie liée au vieillissement, on sait aujourd'hui que de nombreuses causes sont à l'origine de son développement. Les chercheurs ont montré que le passage d'une cellule normale à une cellule cancéreuse est un processus complexe, multifactoriel et à plusieurs étapes, pouvant se dérouler sur une période de plusieurs années. De nombreux facteurs peuvent déterminer la survenue de ces transformations : des facteurs biologiques propres à chacun d'entre nous, et en particulier notre patrimoine génétique présent à la naissance, mais aussi des facteurs externes liés à notre environnement et à notre mode de vie.

Parmi ces facteurs, on peut citer le tabac, l'alcool, certaines habitudes alimentaires, le soleil, les rayons X, différents virus et bactéries, ainsi que des agents dits carcinogènes. Ces agents sont des substances chimiques, de synthèse ou naturelles, présentes dans l'air, l'eau ou sur les lieux de travail. Leur nombre est relativement réduit.

Certains facteurs sont directement responsables de cancers en induisant les modifications qui donnent naissance à une cellule cancéreuse. D'autres facteurs peuvent agir indirectement en établissant des conditions qui favorisent l'action de facteurs carcinogènes.

Même si les progrès des traitements entraînent une baisse de la mortalité, une grande partie des cancers pourrait être évitée grâce à quelques règles d'hygiène de vie et à de changement de comportement.

Pour se protéger du cancer, 3 mesures essentielles sont à respecter :

* Arrêter de fumer

* Veiller à une alimentation saine et équilibrée en pratiquant du sport.

* Se protéger du soleil



Les traitements du cancer
Il existe différents moyens de traitement des cancers tels que la chirurgie, la radiothérapie, la curiethérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie et l’immunothérapie.

- La chirurgie :
La chirurgie à visée curatrice, retire, dans la mesure du possible, la tumeur en totalité ainsi que la zone anatomique dans laquelle le cancer peut avoir ESSAIMÉ (ganglions par exemple). Quand l'intervention peut retirer la tumeur sans ôter l'organe, la chirurgie est dite conservatrice.
La chirurgie exploratrice a été pendant longtemps le premier temps de la chirurgie cancérologique. On assiste, avec la mise au point des imageries nouvelles ( SCAN, IRM) à une modification profonde de la stratégie; on a de moins en moins "de surprises opératoires" le diagnostic d'extension étant beaucoup mieux connu avant toute exploration directe.
L'acte d'exploration peut dans certains cas être prévu dès le début du traitement, quand on désire refaire un bilan après une chimiothérapie, afin de décider de l'arrêt ou de la reprise du traitement au vu de l'action de la première séquence.
La chirurgie palliative aura pour but de permettre une vie plus longue et moins pénible dans les cas où l'extension de la tumeur ne permet pas un acte curateur. Il n'est pas exceptionnel, d'ailleurs, qu'une chirurgie partielle, dite de réduction tumorale, associée à une thérapeutique autre - radiothérapie ou chimiothérapie- permette une longue survie s'apparentant à une guérison.
La chirurgie de réparation vise à remplacer l'organe que l'on a dû sacrifier pour éliminer totalement le cancer. Il est maintenant courant de "refaire un sein" quand une mastectomie totale a été nécessaire; soit que le rapport entre le volume de la tumeur et celui du sein ne permette pas une tumorectomie esthétiquement correcte, soit que le type histologique de la tumeur implique un trop grand risque de récidive après tumorectomie.

- La radiothérapie
Elle consiste à irradier le site tumoral (la plupart du temps avec des rayons X ou des rayons gamma). Elle est utilisé seule ou associé à la chirurgie. La tumeur est traitée de l’extérieur ou par des sources radioactives introduites dans l’organisme (curiethérapie). Les nouvelles techniques permettent de diriger avec une extrême précision les faisceaux de radiation pour tuer les cellules cancéreuses. En endommageant le moins possible les cellules saines mais en détruisant les extensions microscopiques du tissu cancéreux. Les examens cliniques réguliers sont le meilleur moyen de déceler le développement insoupçonné d’un cancer.

- La Curiethérapie (une étape de la radiothérapie)
Elle consiste à délivrer des rayons au plus près de la tumeur par l’intermédiaire de sources radioactives. Ces sources sont appliquées dans l’organisme au contact des cellules cancéreuses, soit directement, soit scellées dans des « vecteurs ». Cette méthode permet d’irradier la tumeur en protégeant au maximum les organes voisins et dans certains cas d’éviter les traitements chirurgicaux. La Curiethérapie s'adresse au traitement de tumeurs de petit volume, aux contours précis et facilement accessibles.

- La chimiothérapie

Tout médicament capable de s'attaquer aux cellules en division est une chimiothérapie. I

l existe des antibiotiques anticancéreux administrés par voie buccale, intraveineuse, intra-artérielle ou méningée...capables de tuer les cellules cancéreuses.


- L’hormonothérapie
Certains cancers sont dits hormonaux-dépendants parce que leur évolution (croissance ou régression) peut être modifiée par les hormones. Ces hormones sont soit des hormones existant normalement dans l'organisme, soit des hormones de synthèse, leur utilisation n'est pas réservée aux tumeurs malignes, et on les utilise couramment en thérapeutique des maladies bénignes. Les cancers hormono-dépendants sont essentiellement les carcinomes glandulaires : cancers du sein, cancer de la prostate, cancer de l'endomètre (utérus).

- L’immunothérapie
La chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie, méthodes classiques de traitement des cancers, agissent soit en éliminant, soit en détruisant les cellules tumorales. L'immunothérapie vise au renforcement des défenses naturelles spécifiques ou non de l'individu contre la tumeur. Une méthode qui existe depuis longtemps et que les médecins ne l’utilisent plus assez, vue l’apparition d’autres thérapies ciblées qui occupent, aujourd’hui, une place prépondérante dans le traitement de certains cancers comme celui des seins, du colon et des reins. Il s’agit là soit de bloquer la vascularisation des cellules tumorales, soit de bloquer les récepteurs de prolifération.

Cancer et alimentation
25% à 30% des cancers pourraient être liés à des facteurs alimentaires. Pour mieux manger, deux clés sont à respecter : modération et variété. Quelques recommandations simples pour une alimentation saine peuvent être retenues. Il s’agit ici d’hypothèses :
- Limiter la consommation de sucres raffinés (c'est-à-dire le sucre en poudre ou en morceau, que l'on retrouve également dans les pâtisseries et les confiseries. Donc pas de sucre dans le café, le dessert doit être une exception, etc.) et de farines blanches, à remplacer par des farines complètes. En effet, tous ces éléments ont un indice glycémique élevé: ils contiennent beaucoup de sucres, digérés plus ou moins vite par l'organisme. Or les cellules cancéreuses ont besoin de beaucoup de glucose pour se développer. Une alimentation très sucrée peut donc favoriser le développement de ces tumeurs.

- Bannir les huiles hydrogénées ou partiellement hydrogénées de son alimentation. On les trouve notamment dans la margarine ainsi que dans nombre de plats préparés. Or elles sont indigestes et ont des propriétés inflammatoires, créant ainsi un terrain favorable au cancer.

- Privilégier au maximum la nourriture bio. En matière de fruits et légumes, cela évite d'ingérer des pesticides et autres insecticides répandus. Quant à la viande, les animaux nourris au bio ou au lin produisent une viande mais aussi un lait plus sain que les animaux issus de la filière traditionnelle. Il est donc préférable de limiter sa consommation de viande rouge à 500g par semaine au maximum.

Ces aliments doivent, par conséquent, être consommés avec modération. Parallèlement, il y a d'autres aliments qui peuvent avoir des effets protecteurs contre le cancer. Inutile de chercher parmi les pains au chocolat et autres viandes cuisinées, à peu près tout se trouve dans les fruits et légumes ! Les végétaux possèdent des composés photochimiques naturels, habitués à lutter dans la nature pour survivre. Il semble donc logique qu'en les absorbant, nous puissions bénéficier en partie de ces propriétés. Ils sont également riches en antioxydants, ces éléments qui évitent aux cellules de rouiller.
▪ Le thé vert semble constituer un atout considérable. Très riche en poly phénols, il aiderait à bloquer le développement de la tumeur en empêchant les vaisseaux sanguins de proliférer tout autour. Le thé vert serait particulièrement efficace pour prévenir les leucémies, les cancers de la prostate, du sein, du rein, de la peau et de la bouche.
▪ Le soja constitue également un allié de poids. Il contient notamment des iso flavines qui ont la propriété de réduire la surstimulation du corps par les œstrogènes. On comprend donc son intérêt dans le cas de certains cancers hormono-dépendants (c'est le cas de certains cancers du sein).
▪ Le curcuma, associé au poivre, a quant à lui des propriétés anti-inflammatoires et pourrait ainsi inhiber le développement de certaines tumeurs, notamment au niveau du côlon, du foie ou encore de l'estomac ou du sein.
▪ Les framboises et leur fameux acide ellagique auraient la faculté de réduire la croissance des vaisseaux qui vont nourrir la tumeur. C'est également le cas des noix et des noisettes. Myrtilles, fraises, airelles, cannelle sont également recommandés par David Servan-Schreiber.
▪ Les composés soufrés de l'ail, le terpène des herbes et épices, les polysaccharides des champignons… Autant d'élément qui peuvent aider notre organisme à tenir le cancer à distance.

D’autres mesures sont également à prendre notamment :
- La prise du poids et l’obésité qui augmentent le risque de développer certains cancers (colorectal, de l’œsophage, du pancréas, du rein et même du sein après la ménopause), notamment lorsqu’il s’agit de graisse abdominale qui favorisent l’apparition de certaines pathologies telles que le diabète ou l’hypertension. Il est préférable donc d’avoir une activité physique régulière.

- Manger moins salé car le sel peut favoriser certains cancers.
- Limiter la consommation des boisons alcooliques.
- Bannir le tabac et les expositions prolongées au soleil surtout chez l’enfant.
Manger moins de viande rouge, plus de fruits et légumes et boire moins de sodas sucrés aide à tenir le cancer à distance surtout s’ils sont associés à une activité physique régulière. Telles sont les conclusions du rapport du Fonds mondial de recherche contre le cancer.


  Article élaboré avec le Professeur Monia Hechiche Almi, chirurgien cancérologue à l’Institut Salah Azaiez de Tunis.

 

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